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Revue de presse - La controverse autour de la loi d’amnistie à nouveau en exergue

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Adja Publié le 21 mars 2025 à 10:56
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Revue de presse - La controverse autour de la loi d’amnistie à nouveau en exergue
La livraison de vendredi de la presse quotidienne rend compte de positions difficilement réconciliables sur la loi interprétative de la loi d’amnistie, en dépit des tentatives de clarifications des députés affiliés au pouvoir. Devant le tollé provoqué par le projet de loi interprétative de la loi d’amnistie portant sur les faits liés aux manifestations politiques ayant secoué le pays entre février 2021 et février 2024, le député Amadou Ba, porteur de cette initiative, a animé une conférence de presse, jeudi, pour clarifier sa position et celle de son camp. En présence de ses collègues du groupe parlementaire de majorité, dont Ayib Daffé, son président, Amadou Bâ “a apporté des éclairages”, assénant que l’interprétation de cette loi est “la seule solution” viable à ses yeux. Il a “aussi et surtout” répliqué à ses détracteurs, selon le même journal. La position du député Amadou Ba, telle que résumée par l’Info, est la suivante : “La loi interprétative de la loi d’amnistie vise à éviter l’impunité pour les auteurs de crimes, d’assassinats, de tortures, de meurtres, d’atteintes graves aux droits fondamentaux de l’homme, mais aussi à garantir la justice aux victimes des évènements [survenus au Sénégal] entre 2021 et 2024”. “Certains faits ne doivent pas être couverts par la loi d’amnistie” “Cet argumentaire sonne comme une “ultime tentative de clarification” de la part du parti Pastef (pouvoir), face à la controverse qui s’amplifie autour de la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie, note Sud Quotidien. “Pastef vend son projet”, souligne WalfQuotidien, avant de reprendre un autre argument avancé par le camp du pouvoir, à savoir que la loi interprétative “vise à ‘rectifier des omissions organisées volontairement’ par l’ancien régime pour couvrir de hauts responsables, auteurs de crimes lors des manifestations politiques”. La loi interprétative de la loi d’amnistie “cherche à définir le champ d’application de cette loi dont certains faits et actes ne doivent pas être couverts”, renchérit le journal Le Quotidien, relayant à son tour la position du groupe parlementaire des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), le parti au pouvoir. L’As, sur le même sujet, pointe “une rhétorique de la persuasion” de Pastef, au moment où l’opposition, avec d’autres organisations comme le mouvement contestataire citoyen Y’en a marre, semblent “décidés à empêcher le vote de cette loi”, selon Tribune. Koumpentoum, ”terroir d’essai” des coopératives solidaires Elimane Kane, responsable du think tank Legs Africa, se veut clair à ce sujet. “Le vote de cette loi par la majorité de Pastef sera perçu comme une trahison”, confie-t-il au quotidien L’Observateur, lequel signale que d’autres organisations de défense des droits de l’homme, comme la RADDHO, “jettent [aussi] la loi interprétative à la poubelle”. WalfQuotidien rapporte que d’un point de vue global, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR), regroupant plusieurs partis d’opposition, dénonce “l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques qui devient une pratique courante, érodant les fondements même de l’Etat de droit et de l’égalité des citoyens devant la loi”. Le quotidien Les Echos annonce que le Premier ministre Ousmane Sonko va retourner à l’Assemblée nationale, pour une deuxième séance des questions d’actualité au gouvernement, le 10 avril prochain. Le Soleil s’intéresse au lancement du programme des coopératives productives solidaires, ce vendredi, à Koumpentoum, ”terroir d’essai” de cette initiative, dans la région de Tambacounda (est). Les coopératives productives solidaires (CPS), signale le journal, “sont au cœur d’un nouveau modèle économique axé sur l’économie sociale et solidaire”. ”Elles ont pour mission de créer des emplois pérennes, renforcer le tissu communautaire et favoriser une économie ouverte à tous. A travers des initiatives innovantes, les coopératives redonnent de l’espoir à de nombreux jeunes et travailleurs, tout en répondant aux défis sociaux et économiques du pays”, ajoute Le Soleil. amnistie

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