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Revue de presse - Le rejet de la LFR 2026, sujet le plus en vue

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Adja Publié le 4 novembre 2026 à 08:12
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  Revue de presse - Le rejet de la LFR 2026, sujet le plus en vue

Le rejet, par les députés, de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 est le sujet le plus en vue dans la livraison de mercredi de la presse quotidienne.

L’Assemblée nationale, réunie mardi en plénière, a rejeté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, “à la suite de l’adoption d’une question préalable introduite par le député Amadou Ba, membre du groupe parlementaire majoritaire, Pastef”, rapporte Sud Quotidien.

Le député “a invoqué des réserves sur la ‘sincérité des prévisions budgétaires’. Défendant ce projet de loi, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a fait valoir que la sincérité budgétaire n’avait jamais constitué un débat à l’Assemblée nationale”, avant de s’en remettre “à la volonté du président de la République”, ajoute Sud Quotidien.

“Rejet sans débats”, affiche Le Soleil, en faisant allusion à la procédure de la question préalable, par laquelle la LFR 2026 a été rejetée par 109 voix contre 20, avec 3 abstentions. “Cette procédure a entraîné le rejet du texte sans examen au fond”, indique la même publication.

“En refusant le débat contradictoire, les députés de Pastef privent les Sénégalais d’une discussion transparente sur la situation réelle des finances publiques et les choix opérés par le gouvernement”, écrit Le Soleil, citant le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.

La discussion générale “aurait permis sans doute de situer les vrais enjeux et de vider publiquement les points de contradiction”, mais au lieu de cela, “un bras de fer politique majeur s’est engagé dans l’Hémicycle entre l’opposition et le gouvernement, qui s’accusent mutuellement de ‘fuir le débat’ et de manœuvres dilatoires”, relève Le Quotidien, en affichant : “Diktat de la majorité”.

“Priez, l’heure est grave”, lit-on à la une du quotidien L’Observateur, selon lequel avec le rejet de la loi de finances rectificative 2026, 1. 115,7 milliards de francs CFA en crédits de paiement se trouvent “en suspens”.

Le rejet de ce texte “laisse en plans routes, hôpitaux, assainissement et filets sociaux inscrits au budget rectifié”, insiste L’Observateur, citant l’ancien député Babacar Gaye, spécialiste des questions parlementaires.

“L’Etat est obligé de procéder à des décrets d’avance pour faire face à des dépenses obligatoires”, sans compter les “menaces sur les accords avec le FMI et le risque de défaut de paiement”, souligne cet ancien parlementaire.

“Les multiples renvois, dialogues et concertations entre l’exécutif et le législatif n’y feront rien. La loi de finances rectificative a été finalement rejetée hier par la majorité [parlementaire] sans débat”, constate le quotidien Les Echos, en relevant que l’examen de ce texte “a donné lieu à une confrontation nourrie entre le représentant du gouvernement et les députés de Pastef”.

Le quotidien L’info note qu’en rejetant la loi de finances rectificative 2026, les députés “précipitent le Sénégal au bord du gouffre budgétaire”. “La balle [est] désormais entre les mains” du président Bassirou Diomaye Faye, ajoute la même publication.

Le président de la République ”assumera toutes ses responsabilités”, assure le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, dans des propos rapportés par le quotidien Vox Populi. ”Avec le Premier ministre, ils décideront des voies et moyens pour dépasser cette situation et que les dispositions importantes qui sont dans le PLFR 2026 soient exécutées”, ajoute-t-il.

Le quotidien Enquête note que Cheikh Diba ”défend ses arbitrages et alerte sur le risque de délestages”. Le journal ajoute dans le même temps que le rejet de la loi de finances rectificative ”pourrait retarder l’accord avec le FMI et compliquer les discussions sur la dette”.

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