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« À défaut d'avoir la mère, je... » : l'aveu glaçant d'un coxeur accusé de pédophilie

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Adja Publié le 22 juillet 2026 à 09:01
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« À défaut d'avoir la mère, je... » : l'aveu glaçant d'un coxeur accusé de pédophilie

Un coxeur de 43 ans, identifié par les initiales C. B., a comparu devant la chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye pour des faits présumés de pédophilie commis en début d'année 2023 sur deux fillettes de 8 et 9 ans. L'Observateur rapporte que les mères des victimes, commerçantes à l'arrêt des cars rapides de Pikine Tally Boumack, lui accordaient une « confiance aveugle », allant jusqu'à lui confier leurs filles lorsqu'elles s'absentaient.

Un mode opératoire prémédité

Profitant de cette confiance, explique le quotidien du Groupe futurs médias, C. B. faisait preuve d'un « rare cynisme » en empilant des caisses de fruits pour ériger un « rempart de fortune » à l'abri des regards. Il y imposait à F. N. (9 ans) et W. T. N. (8 ans) des attouchements et sévices répétés. Les deux enfants étaient menacées de mort si elles parlaient. L'accusé les attirait également dans les locaux déserts de l'école primaire « École 6 » et leur remettait de petites sommes d'argent afin de maintenir « la chape de silence ».

Le témoignage qui fait basculer l'affaire

Le dossier a éclaté grâce à D. M., un vendeur de lunettes installé à proximité, qui a assisté à une « scène explicite » avant d'alerter F. S., la mère de l'une des victimes. Cette dernière, citée par la même source, affirme que l'accusé aurait fait preuve d'un « cynisme désarmant » au commissariat en lançant aux policiers : « À défaut d'avoir la mère, je me contentais de la fille. »

Un système de défense rejeté par le Parquet

À la barre, conclut le journal, C. B. a contesté l'intégralité des accusations, évoquant un complot monté de toutes pièces en raison d'une dette non remboursée de 25 000 FCFA. Une ligne de défense qualifiée d'« argument fragile et dérisoire » par le ministère public.

Estimant les faits irréfutablement établis par les témoignages concordants des victimes et du témoin oculaire, le procureur a requis 10 ans de réclusion criminelle à l'encontre du prévenu. Le délibéré est attendu pour le 4 août prochain.

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