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À New York, Diomaye Faye échange avec Macron sur la candidature de Macky Sall à l’ONU

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Adja Publié le 23 septembre 2026 à 19:33
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À New York, Diomaye Faye échange avec Macron sur la candidature de Macky Sall à l’ONU

La candidature de Macky Sall au secrétariat général des Nations unies avance dans un contexte diplomatique disputé. À New York, Bassirou Diomaye Faye a échangé avec Emmanuel Macron au sujet de la succession d’António Guterres.

La rencontre s’est tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, organisée du 22 au 28 septembre dans la métropole américaine. La question de la candidature de l’ancien président sénégalais figurait parmi les dossiers évoqués. Le communiqué de la présidence sénégalaise indique toutefois que les deux dirigeants ont parlé de l’élection du prochain secrétaire général sans détailler leurs échanges sur Macky Sall ni la position personnelle du président français.

Cette séquence s’inscrit dans un rapprochement politique déjà marqué à Dakar. Le 17 juillet 2026, Macky Sall est revenu au Sénégal pour rencontrer Bassirou Diomaye Faye au palais présidentiel. Il s’agissait de la première audience entre les deux hommes depuis la passation de pouvoir d’avril 2024. L’ancien chef de l’État s’était auparavant rendu à Paris, le 2 juin, pour un entretien avec Emmanuel Macron.

À l’ONU, la présence de Macky Sall a ainsi donné une dimension particulière à la rencontre entre Diomaye, Macron et l’ancien président sénégalais. Celui-ci a participé à une séance de travail avec son successeur et le président français sur la coopération franco-sénégalaise et les grands équilibres géopolitiques.

Senenews rapporte que la candidature de Macky Sall avait été portée le 2 mars par le Burundi, alors dirigé par Évariste Ndayishimiye à la présidence de l’Union africaine. Dakar avait ensuite adopté une position neutre avant que Bassirou Diomaye Faye ne décide, au cœur de l’été, de soutenir officiellement la démarche et de mobiliser la diplomatie sénégalaise. Macky Sall avait lui-même officiellement saisi le président sénégalais pour solliciter le parrainage du Sénégal.

Cette demande intervient alors que l’Union africaine a enclenché une procédure de silence sur les candidatures. Dans ce calendrier, une réponse présidentielle pourrait n’intervenir qu’après la clôture des candidatures à l’ONU : pour le Palais, avaler l’os présente davantage de risques à mesure que la compétition se resserre et que tout soutien devient un choix diplomatique exposé.

Le poids de la France dans le scrutin

La France dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité et d’un droit de veto. Emmanuel Macron avait déjà reçu Macky Sall à l’Élysée le 2 juin, sans annonce publique sur un éventuel appui à sa candidature. L’entretien de New York ne permet donc pas d’établir un soutien français.

Les résultats du troisième vote indicatif, organisé le 18 septembre, montrent que la compétition reste ouverte. Macky Sall a obtenu cinq mentions « encourage », neuf « décourage » et une mention « sans opinion » parmi les quinze membres du Conseil de sécurité. Rebeca Grynspan a recueilli neuf avis favorables, tandis que Carolyn Rodrigues-Birkett en a obtenu huit.

Rafael Grossi et Olara Otunnu ont eux aussi obtenu cinq avis favorables. Plusieurs États souhaitent par ailleurs qu’une femme dirige pour la première fois l’organisation, tandis que des candidatures supplémentaires restent possibles.

D’autres consultations doivent encore avoir lieu. Le Conseil de sécurité recommandera ensuite un nom à l’Assemblée générale, chargée de procéder à la nomination. Le mandat d’António Guterres prendra fin le 31 décembre 2026.

Son successeur doit entrer en fonction le 1er janvier 2027.

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