EN DIRECT

Affaire Softcare : Le président du groupe parlementaire Pastef pointe la non-effectivité des lois et les failles du contrôle

A
Adja Publié le 2 octobre 2026 à 19:04
🔥 2 vues 💬 0 commentaire
f 𝕏 in
Affaire Softcare : Le président du groupe parlementaire Pastef pointe la non-effectivité des lois et les failles du contrôle

Devant l’Assemblée nationale, ce vendredi 2 octobre, lors de l’examen du rapport de la mission d’information parlementaire sur la commercialisation des produits de marque Softcare au Sénégal, le député, par ailleurs président du groupe parlementaire Pastef/Les patriotes, Mohamed Ayib Salim Daffé s’est appesanti sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, d’inspection et de suivi pour garantir l’application effective des lois.

A l’en croire, la principale problématique soulevée par le dossier Softcare dépassait le seul cas de cette entreprise. « Le problème le plus important que nous avons identifié, c’est un problème d’effectivité de la loi, plus généralement. Le vote d’une loi ne suffit pas à garantir son application. Il faut mettre en place des mécanismes efficaces de contrôle, de surveillance, d’inspection et de suivi. Nous votons des lois. Mais pour qu’on puisse les appliquer, il faut du contrôle, il faut de la surveillance, il faut de l’inspection, il faut du suivi », a-t-il souligné.

Mohamed Ayib Daffé a soutenu que le rapport de la mission avait fait ressortir plusieurs difficultés, notamment d’ordre juridique et financier, ainsi que des questions liées à la volonté politique et à la transparence. Il a surtout insisté sur les problèmes de coordination entre les différents ministères et structures de l’État.

« Cette mission n’a pas la prérogative de juger aucune partie »

« Il y a également des problèmes de coordination intersectorielle, c’est-à-dire entre les différents ministères, entre les différentes structures. Ces difficultés peuvent également être observées à l’intérieur même de certaines administrations, où les structures censées travailler ensemble ne fonctionnent pas toujours de manière suffisamment coordonnée. L’Etat doit prendre compte les recommandations formulées par la mission d’information parlementaire et à travailler à leur mise en œuvre en relation avec l’Assemblée nationale », fait-il savoir

Plus loin, le député souligne également les limites de la mission d’information concernant les expertises.

Il a expliqué que l’Assemblée nationale ne disposait pas de laboratoire propre et que la mission n’avait pas pu procéder à une expertise de la matière première incriminée en l’absence de celle-ci. Tout en rappelant que la mission n’avait pas pour mandat de juger les différentes parties.

« Cette mission n’a pas la prérogative de juger aucune partie. On a mené des enquêtes et le rapport a été très clair », a-t-il déclaré.

Il a plaidé pour que les recommandations du rapport permettent d’approfondir les investigations et de corriger les failles relevées.

« Ce que nous recommandons pour approfondir nos recherches, ces enquêtes, ce rapport-là, c’est de passer à une mission d’enquête parlementaire, ce qui permettra de mettre en lumière toutes les failles et de les corriger au bonheur des populations sénégalaises », a-t-il indiqué.

Articles similaires

0 commentaire