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Départ des forces françaises du Mali : Choguel Maiga répond aux déclarations de Macron au Kenya

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Adja Publié le 13 mai 2026 à 15:34
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Départ des forces françaises du Mali : Choguel Maiga répond aux déclarations de Macron au Kenya
Départ des forces françaises du Mali : Choguel Maiga répond aux déclarations de Macron au Kenya
Arrivé le dimanche 10 mai 2026 au Kenya en provenance de l’Égypte, le président français Emmanuel Macron a déclaré à la presse que les militaires au pouvoir à Bamako n’ont pas pris la "meilleure décision", pour le Mali en exigeant le départ de l’armée française du pays.  Choguel Maiga a fait publier,  depuis la prison, un post sur sa page Facebook , dans lequel il dénonce une « tentative de falsification des vraies raisons du départ de la France du Mali, par Emmanuel Macron ». « Macron a décidé unilatéralement, sans préavis, d’annoncer le retrait de la France du Mali » Pour l’ancien Premier ministre malien, il est impératif de revenir sur les faits afin « d’éviter leur oblitération par ceux qui comptent sur l’oubli ! ». Lors du changement de régime au Mali le 18 août 2020, rappelle M. Maiga, le président français Emmanuel Macron n’était pas contrarié. « Les Maliens et le monde entier se souviennent de la phrase qu’il avait prononcée plusieurs fois sur un ton de satisfaction sur les antennes de RFI en 2020 : 'Le gouvernement de Bah N’Daou est en train de réussir en trois mois ce qu'Ibrahim Boubacar Keita n’a pu faire en sept ans' ». Après le changement intervenu le 24 mai 2021 qui a abouti à la rectification, poursuit M. Maiga, « Macron a voulu désigner pour le Mali le président de la transition et le président du CNT. Ce que le vice-président en exercice de la transition d’alors avait catégoriquement rejeté. A la suite de la nomination du Premier ministre par le président de la transition, nomination qui s’est faite également sans requérir l’avis de Macron, il était entré apparemment dans une colère bleue et avait décidé unilatéralement, sans préavis, d’annoncer le retrait de la France du Mali et le redéploiement de ses forces militaires exclusivement dans la Zone des Trois Frontières ». En agissant ainsi, Macron « a poignardé le Mali dans le dos », accuse le natif de Tabango. « C’était comme pour nous dire : nous vous laissons seuls face au JNIM ou GSIM (qui se trouvait par ailleurs être la principale force terroriste sur le territoire malien) et nous dire, débrouillez-vous seuls, sans nous ! ». « La France nous a abandonnés en plein vol » Assimi Goita avait appris le retrait des forces françaises du Mali par « les médias, comme un citoyen lambda, ce qui est pour le moins maladroit, voire irrespectueux », estime Choguel Maiga. Il rappelle par ailleurs que la force Takuba « s’est installée sur le territoire malien sans l’autorisation des autorités compétentes, et ce en violation des termes d’un document signé par le pouvoir défunt ». Le Mali a donc exigé et obtenu le retrait et le départ de cette force. Pour ce qui est du camp de Barkhane à Gao, ce sont les populations qui ont pris l’initiative de chasser les militaires qui occupaient les lieux, ayant eu vent du « vaste complot qui se tramait contre les FAMA ». Enfin, face à l’absence de « résultats tangibles, escomptés, après dix ans de présence, le Mali a décidé, souverainement, de demander le départ de notre territoire de la MINUSMA ». En somme, pour Choguel Maiga, les militaires au pouvoir à Bamako n’ont jamais mis à la porte les forces armées françaises. C'est Emmanuel Macron, qui malgré les accords qui lient la France et le Mali, a décidé unilatéralement de les retirer du Mali, "sans s’en référer aux autorités de la transition". « Le Mali a retrouvé sa souveraineté, son indépendance et sa dignité » C'était une mesure de rétorsion contre les autorités maliennes qui refusaient de se plier à ses exigences, estime Choguel Maiga. Il a notamment rappelé que Paris voulait « interdire au Mali toute coopération avec la Russie et d’autres partenaires stratégiques. Aujourd’hui, l'ancien Premier ministre malien se réjouit de voir son pays regagner "sa souveraineté, son indépendance et sa dignité''.

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