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20:52Juste après l'élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée nationale du Sénégal, le député Cheikh Bara Ndiaye, membre du parti Pastef (au pouvoir), a échappé ce mardi à une tentative d'arrestation. Il a quitté l'hémicycle, accompagné de quelques collègues députés et proches, pour regagner son domicile. Selon plusieurs sources, le parlementaire est convoqué ce mercredi à la Section de recherches. Sur Facebook, Cheikh Bara Ndiaye a réagi juste après avoir évité l'interpellation : « Diomaye Faye a envoyé la Section de recherches m’arrêter à l’Assemblée nationale. C’est une violation de la loi. J’y ferai face ». Proche d'Ousmane Sonko, le député critique régulièrement le Président Diomaye Faye et son entourage. Pour rappel, Cheikh Bara Ndiaye avait récemment affirmé, sur la chaîne Walf TV, qu'une somme de 100 milliards FCFA serait déposée sur un compte du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
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Gabriel Attal à Marine Le Pen: « Tu voles, tu paies «

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Adja Publié le 7 avril 2025 à 12:49
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Gabriel Attal à Marine Le Pen: « Tu voles, tu paies «
Gabriel Attal a aussi fustigé « une ingérence sans précédent » dans le soutien de Donald Trump, Vladimir Poutine ou encore Viktor Orban à Mairne Le Pen. La cheffe de file du Rassemblement nationale, Marine Le Pen, s’est dite dimanche victime d’une « décision politique » après le jugement qui l’a condamnée en première instance pour détournement de fonds publics, Gabriel Attal lui répondant par meeting interposé : « tu voles, tu paies ». « Ce n’est pas une décision de justice, c’est une décision politique » qui a « non seulement bafoué l’État de droit, mais aussi l’État de démocratie », a martelé Marine Le Pen, lors d’un meeting organisé en urgence près des Invalides à Paris. « Je ne lâcherai rien », a-t-elle lancé à ses partisans, se disant victime d’une « chasse aux sorcières » – terme utilisé par Donald Trump pour lui marquer son soutien. Réfutant tout « esprit de sédition », elle s’est réclamée de Martin Luther King, défenseur des droits civiques : « nous ne demandons pas d’être au-dessus des lois, mais pas au-dessous des lois. Nous ne sommes pas des sous-citoyens ». Décision « scandaleuse » pour Bardella Avant elle, son dauphin Jordan Bardella avait fustigé la décision « scandaleuse » du tribunal judiciaire de Paris, se félicitant de la présence de 10 000 sympathisants, alors que la place Vauban était loin d’être remplie. Marine Le Pen a été condamnée lundi dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens à une peine de quatre ans de prison, dont deux sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et surtout cinq ans d’inéligibilité immédiate, qui pourraient lui barrer la route de l’Élysée en 2027. Si un procès en appel a été promptement annoncé d’ici l’été 2026, le RN a rapidement appelé ses partisans à se mobiliser contre « la dictature des juges ». Rhétorique encore reprise par son député Jean-Philippe Tanguy fustigeant dimanche sur BFMTV « une partie de cette magistrature qui s’oppose à la démocratie ». Le président de Renaissance, Gabriel Attal, a répliqué depuis Saint-Denis, en ouverture d’un meeting de son parti, s’en prenant à « l’extrême droite qui se réunit aujourd’hui pour attaquer nos juges, attaquer nos institutions ». « Nous, ici, nous ne disqualifierons jamais une décision de justice », a-t-il ajouté, entouré de ses alliés Édouard Philippe et François Bayrou. Gabriel Attal fustige aussi « une ingérence sans précédent » Message réitéré un peu plus tard dans l’après-midi, lors d’un discours devant les militants de Renaissance : « si tu voles, tu paies, surtout quand on est un responsable politique », a-t-il dit, en promettant de pas voter la proposition de loi mise sur la table par Éric Ciotti, allié de Marine Le Pen, pour supprimer l’exécution provisoire concernant les peines d’inéligibilité. Gabriel Attal a aussi fustigé « une ingérence sans précédent » dans le soutien de Donald Trump, Vladimir Poutine ou encore Viktor Orban à Mairne Le Pen. « Au profit de qui ? D’un de leurs prestataires de service chez nous, le Rassemblement national », a-t-il lancé. Il a au passage tenu à se distinguer du droitier ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, en soulignant que Renaissance « ne jet (ait) pas le discrédit sur la justice (…) en affirmant qu’il y aurait des + juges rouges + » – expression utilisée par le candidat à la présidence de LR. L’événement a réuni près de 9 000 personnes dans la journée, selon les organisateurs. François Bayrou avait pour sa part estimé, dans un entretien dans nos colonnes, qu’il n’était « ni sain ni souhaitable » d’organiser un rassemblement pour protester contre une décision de justice. À droite également, le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a pointé en fin de journée sur BFMTV « la violence » et « la charge contre les magistrats » dans « les propos de Mme Le Pen ». Des regrets à gaucheEn début d’après-midi, un troisième rassemblement politique s’était tenu, réunissant une partie de la gauche place de la République, en soutien à l’institution judiciaire. Jean-Luc Mélenchon y a brièvement participé, sans prendre la parole. Le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard a estimé que « l’extrême droite montr (ait) son vrai visage », celui d’un « parti violent qui menace y compris les juges quand les décisions prises par la justice ne leur conviennent pas ». Plus de 15 000 personnes ont selon lui répondu à l’appel (3 000 selon la police) une « première étape » avant une plus grande mobilisation le 1er mai. La patronne des Écologistes Marine Tondelier a regretté l’absence des socialistes et des communistes, pour des raisons tenant notamment au « congrès » du PS. Marine Le Pen Gabriel Attal

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