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20:52Juste après l'élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée nationale du Sénégal, le député Cheikh Bara Ndiaye, membre du parti Pastef (au pouvoir), a échappé ce mardi à une tentative d'arrestation. Il a quitté l'hémicycle, accompagné de quelques collègues députés et proches, pour regagner son domicile. Selon plusieurs sources, le parlementaire est convoqué ce mercredi à la Section de recherches. Sur Facebook, Cheikh Bara Ndiaye a réagi juste après avoir évité l'interpellation : « Diomaye Faye a envoyé la Section de recherches m’arrêter à l’Assemblée nationale. C’est une violation de la loi. J’y ferai face ». Proche d'Ousmane Sonko, le député critique régulièrement le Président Diomaye Faye et son entourage. Pour rappel, Cheikh Bara Ndiaye avait récemment affirmé, sur la chaîne Walf TV, qu'une somme de 100 milliards FCFA serait déposée sur un compte du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
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Ibrahima Hamidou Déme: « le soutien à un homme politique ne devrait pas conférer de privilèges… »

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Adja Publié le 3 février 2025 à 22:43
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Ibrahima Hamidou Déme: « le soutien à un homme politique ne devrait pas conférer de privilèges… »
Dans une publication sur ses plateformes digitales, Ibrahima Hamidou Deme a dénoncé la persistance du clientélisme et la patrimonialisation de l’État sous la gouvernance de Pastef. « La patrimonialisation de l’Etat et le clientélisme tant décriés ces dernières années, persistent de plus belle avec la gouvernance Pastef. La seule appartenance à un parti politique ou le soutien à un homme politique ne devrait pas conférer de privilèges quelconques, lesquels sont de nature à rompre l’égalité des citoyens devant la loi », a écrit l'ancien juge sur sa page Facebook. Il a, dans la foulée, questionné la rupture d’égalité devant la loi. « En effet, comment comprendre, malgré toutes les insuffisances de la justice, que de prétendus auteurs d’infractions deviennent subitement, et en dehors de toute procédure judiciaire, des victimes privilégiées ? L’Etat de droit, c’est avant tout, la soumission de l’Etat à la loi ». Selon le juriste, aucune loi, aucune jurisprudence ni même aucune logique, ne peut justifier que des personnes poursuivies par la justice, bénéficient de la qualité de victimes et soient indemnisées sans décision judiciaire. À travers cette critique, le juge Déme a soulevé une interrogation. « Depuis l’accession de Pastef au pouvoir, les règles du jeu démocratique sont désormais à géométrie variable, mises au service d’un parti et de son chef qui se permettent tous les excès et à qui on semble tolérer tout. La démocratie et l’Etat de droit sont-ils encore en péril ? ».

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