Le khalife général de la famille Kounta, Cheikh Bou Sidy Makhtar Kounta, a adressé au Président Diomaye Faye deux courriers. Dans les correspondances, envoyées en septembre 2025 et février 2026, le guide de Ndiassane expose au chef de l’État un problème foncier. Il pointe, renseigne le journal, qui a consulté la seconde, «l’accaparement illégal de terres appartenant historiquement à la famille de Cheikh Bou Kounta, fondateur de Ndiassane. Celles-ci se trouvent dans trois localités : Diouck, dans la région de Saint-Louis, à Dakar et à Thiès.
Le khalife signale à Diomaye Faye que sa famille est propriétaire de l’île de Diouck, invoquant un «acte notarié à l’appui», que «plus de neuf titres fonciers» lui appartenant, enregistrés dans la capitale, sont spoliés et que sur ses 1098 hectares revenant aux Kounta à Thiaoune, cité thiessoise, «des cas graves d’appropriations illégales ont été constatés, avec la complicité présumée de certains services déconcentrés de l’État».
Mettant en garde contre «un nouveau Ndingler», le religieux indique que cette situation est de nature à «compromettre la paix sociale, la mémoire historique et l’équilibre des relations entre l’État et les communautés religieuses et coutumières du pays».
En se tenant prêt à fournir les documents attestant que sa famille est propriétaire des terres en question, le khalife invite Diomaye Faye à «mettre fin aux expropriations et morcellement en cours», à «ordonner une enquête administrative impartiale» et à «garantir la protection des terres légalement acquises par Cheikh Bou Kounta et ses héritiers».
Les Échos informe que le Palais a bel et bien accusé réception des deux courriers. Mais, pointe le journal, le chef de l’État n’a pas encore répondu à l’interpellation du khalife de Ndiassane.

