Revue de presse - La nouvelle plateforme des systèmes de paiement instantané de la BCEAO et la plénière sur la LFR 2026 au menu
La mise en service de la nouvelle plateforme interopérable des systèmes de paiement instantané de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest compte parmi les sujets les plus en vue de la livraison de mardi de la presse quotidienne, dont plusieurs titres s’intéressent également à la nouvelle plénière de l’Assemblée nationale portant sur l’examen de la loi de finances rectificative (LFR) 2026.
“Un basculement qui bouscule les habitudes”, lit-on à la une du quotidien Le Soleil, au sujet de la mise en service de la nouvelle plateforme interopérable des systèmes de paiement instantané de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
“Depuis hier, 2 novembre 2026, le paysage bancaire et l’écosystème des paiements mobiles connaissent un tournant majeur. Les transactions interopérables passent désormais par la Plateforme interopérable des systèmes de paiement instantané (PI-SPI) de la BCEAO. Une évolution qui suscite autant d’espoir que d’interrogations chez certains usagers”, rapporte Le Soleil.
L’Observateur revient sur ce qui va changer avec ce nouveau système, pointant notamment le “relèvement du plafond des avoirs électroniques qui passe de 2 à 4 millions”. Le journal fait état d’un “grand chamboulement pour les utilisateurs de monnaie électronique, qui sont pour la plupart dans le flou”.
Les quotidiens reviennent dans le même temps sur la plénière de l’Assemblée nationale convoquée ce jeudi pour l’examen de la loi de finances rectificative (LFR), un texte déjà rejeté deux fois par la commission des finances et du contrôle budgétaire de l’institution parlementaire.
“Le Sénégal retient son souffle”, titre à propos le journal Le Quotidien. “Jour de vérité !”, s’exclame la même publication dans ses pages intérieures, en faisant observer qu’un “véritable bras de fer oppose l’exécutif aux députés [du groupe parlementaire majoritaire Pastef], fermement ancrés dans l’opposition après un double rejet [ de la LFR 2026] en commission des finances”.
“Entre exigence de transparence budgétaire, protection du pouvoir d’achat et spectre de la future LFI [loi de finances initiale], ce test de résistance institutionnelle met en lumière toute la complexité des équilibres politiques actuels et interroge la capacité des acteurs à éviter une crise de gouvernance”, écrit Le Quotidien.
Libération évoque une “plénière décisive à l’Assemblée nationale”, pendant que Sud Quotidien tente de rassurer ses lecteurs face aux craintes d’un blocage de l’action publique en cas de rejet du texte. “Impossible blocage”, affiche-t-il, en notant que l’Assemblée nationale “peut ralentir l’action de l’exécutif, sans pour autant le paralyser”.
Sud quotidien interroge à ce sujet un professeur de droit constitutionnel qui fait par ailleurs remarquer que l’adoption d’une LFR (loi de finances rectificative] “ne revêt pas le même caractère obligatoire que celle d’une loi de finances initiale”.
Toujours est-il que “si aucun compromis n’est trouvé en plénière”, le quotidien Tribune rappelle que le Premier ministre “dispose d’une possibilité prévue par l’article 86, alinéa 6, de la Constitution”. “Dans ce cas, écrit-il, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues par l’alinéa précédent”.
Pour L’AS, ce mardi “pourrait constituer un tournant majeur dans la crise politique et institutionnelle qui secoue le Sénégal” depuis quelques mois, le quotidien faisant remarquer que la plénière de l’Assemblée nationale de ce jour représente “un rendez-vous parlementaire à haut risque, après les rejets successifs [de la LFR 2026] en commission des finances […]”.
“Derrière ce bras de fer budgétaire se joue désormais bien davantage qu’un simple désaccord sur les équilibres financiers de l’Etat : c’est la solidité de la relation entre le président [de la République] Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, qui se trouve mise à l’épreuve”, analyse L’AS pour conclure.
Revue de presse Ahmed Aïdara du Mardi 03 Novembre 2026
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