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Thiès : il profite d’un accident de la circulation pour voler la moto de la victime

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Adja Publié le 28 octobre 2026 à 18:17
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Thiès : il profite d’un accident de la circulation pour voler la moto de la victime

Un ouvrier victime d’un accident de la circulation à Thiès a perdu sa moto Jakarta dans des circonstances troublantes. M. Guèye, chauffeur poursuivi pour vol, a comparu devant le tribunal après avoir été accusé d’avoir emporté l’engin sous prétexte de le mettre à l’abri. Le procureur de la République a requis deux ans de prison, dont un an ferme.

Les faits se sont déroulés à hauteur de la Brioche Dorée, à Thiès. Selon A. Samb, la partie civile, il rentrait du chantier situé au quartier Keur Massamba Guèye lorsqu’il a été victime d’un accident de la circulation. Blessé, il a été entouré par plusieurs personnes venues s’enquérir de son état.

C’est à ce moment que M. Guèye lui a proposé de garder sa moto pendant qu’il serait évacué à l’hôpital. Méfiant, l’ouvrier, qui affirme ne pas connaître le prévenu, a préféré confier son engin à une autre personne qu'il connaît.

Mais, selon son récit à la barre, le chauffeur est ensuite allé trouver cette dernière pour lui demander de déplacer la moto et de la garer à son domicile, prétendant habiter à proximité. Il a notamment avancé qu’il fallait mettre l’engin à l’abri pour éviter sa saisie par la police.

Profitant de l’évacuation de la victime par les sapeurs-pompiers, le prévenu a ainsi emporté la moto avant de disparaître. La partie civile affirme que depuis lors, la moto reste introuvable. Pour réparer le préjudice subi, A. Samb a réclamé 350 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.

Le prévenu M. Guèye a contesté les faits qui lui sont reprochés. Il a soutenu avoir déplacé la moto pour la mettre à l’abri et éviter que les policiers ne la saisissent.

Dans sa version, il dit avoir ensuite confié l’engin ainsi que son téléphone portable à une autre personne. À son retour pour les récupérer, explique-t-il, cette dernière lui aurait appris avoir tout vendu, sans lui fournir davantage d’explications.

Une version qui n’a pas convaincu le ministère public. Le procureur de la République a estimé que le délit de soustraction frauduleuse était établi, reprochant au prévenu d’avoir déplacé la moto à l’insu de son propriétaire.

Il a ainsi requis deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré.

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