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Yeumbeul : Un jeune de 21 ans arrêté pour le viol présumé d'une septuagénaire sourde-muette et malvoyante

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Adja Publié le 11 septembre 2026 à 10:43
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Yeumbeul : Un jeune de 21 ans arrêté pour le viol présumé d'une septuagénaire sourde-muette et malvoyante

Une histoire de mœurs peu ordinaire secoue le quartier Ben Baraque de Yeumbeul. B. Sidibé, âgé de 21 ans, est accusé de viol par K. Baldé, sourde-muette et malvoyante âgée de 70 ans. Le jeune garçon a été arrêté par la police d'arrondissement de Yeumbeul. Le récit poignant de la victime !

​Dans cette histoire, le 15 juillet passé, la dame K. Baldé, en compagnie de son fils M. Baldé, avait porté plainte contre B. Sidibé pour des faits de viol sur une personne handicapée. Sous l’assistance de son fils qui traduit son langage gestuel, K. Baldé raconte sa mésaventure : « B. Sidibé est notre colocataire. Il a profité de l'absence de mon fils pour abuser sexuellement de ma personne. Me sachant atteinte de surdité doublée de mutité, et malvoyante du reste, il a discrètement fermé la porte principale donnant accès à la maison, avant de me prendre dans ses bras, et m'emmener de force dans sa chambre. Après avoir alors verrouillé la porte de sa chambre, le mis en cause m'a alors muselée avec l'une de ses mains, tout en m'étranglant avec l'autre, pour éviter que je ne crie et m'inciter ainsi à arrêter de me débattre. C'est ainsi qu'il m'a pénétrée, avant d'éjaculer. Après avoir satisfait sa libido, il m'a demandé de ne rien dire, avant de me proposer de l'argent. Comme j'avais commencé à pleurer, il est alors sorti de la maison précipitamment, avant de s'enfuir. J’ai attendu le retour de mon fils et de son épouse, pour leur expliquer la situation en langage des signes », a expliqué la plaignante. « Comment êtes-vous parvenue à identifier votre bourreau, vu que votre vision est trouble », a questionné le policier-enquêteur. Elle affirme : « Ma vision est trouble, mais je ne suis pas atteinte de cécité. Je reconnais mon agresseur. Il est celui qui est le plus clair des deux frères. Je suis formelle, c'est le plus jeune des frères, nommé Baba Sidibé », dit-elle. « Vous soutenez que le viol a eu lieu dans la chambre des frères Sidibé. Comment avez-vous réussi à vous orienter, compte tenu de vos problèmes oculaires », charge l’enquêteur. La mère de famille déclare : « Je répète. Ma vision est juste troublée. Je ne suis pas atteinte de cécité. Je peux encore distinguer des formes, et procéder à des identifications au besoin », a conclu la victime.

​À la suite de son audition, les hommes du commissaire Alexandre D. Sarré ont délivré une réquisition au chef du service gynécologique du district sanitaire de Yeumbeul aux fins d’être édifiés sur la situation de K. Baldé.

​Ensuite, son fils M. Baldé a été entendu à titre de témoin. « Ma mère est une sourde-muette congénitale. Depuis mon enfance, j'ai toujours vécu avec elle. Je n'ai pas connu mon père qui est décédé. J’ai grandi sous le giron de ma mère. Elle est atteinte de surdité et de mutité. Elle a toujours communiqué avec moi en usant du langage des signes. J'ai alors grandi ainsi, maîtrisant cette forme de communication et comprenant tout ce qu'elle me disait. Le jour des faits, 14 juillet 2026, je suis revenu du travail et j'ai trouvé ma mère en larmes devant la porte de sa chambre. Inquiet, je lui ai alors demandé ce qui s'était passé en notre absence, en usant du langage des signes avec lequel nous communiquons. Elle m'a alors déclaré que B. Sidibé, fils de notre sous-locataire, avait abusé d'elle. Elle m'a confié que ce dernier l'avait prise par surprise en la saisissant par les jambes, avant de l'entraîner de force dans sa chambre. Elle a poursuivi en me déclarant que le mis en cause a alors verrouillé sa porte, avant de la museler avec l'une de ses mains, tout en l'étranglant avec l'autre, pour éviter qu'elle ne crie et l'inciter ainsi à arrêter de se débattre. C'est ainsi qu'il l'a alors pénétrée, avant de lui promettre de l'argent, si elle acceptait de garder son silence. »

​L’accusé crie au complot…

​Après plusieurs jours de cavale, B. Sidibé, 21 ans, couturier, domicilié au quartier Ben Baraque, s’est rendu au commissariat le 7 septembre dernier. Le jeune garçon a contesté les accusations de viol. « Je ne l'ai pas violée. Elle est vieille et sénescente. Si j'avais besoin de satisfaire ma libido, j'aurais loué les services d'une prostituée. Je ne me suis pas rendu dans la maison le jour des faits. C'est un complot, qui ne vise qu'à me nuire », a déclaré le mis en cause sans convaincre les enquêteurs qui lui ont notifié les mesures de sa garde à vue. Au terme de l’enquête, M. Sidibé a été finalement déféré devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.

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