Revue d presse - A la Une: l’appel du gouvernement aux syndicats et les menaces de la majorité parlementaire de ne pas voter la LFR et la LFI
L’appel du gouvernement aux syndicats et la menace de la majorité parlementaire de ne pas voter les projets de loi de finances rectificative (LFR) et la loi de finances initiale (LFI) de 2027 sont les principaux sujets abordés par les quotidiens reçus, mardi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Le Soleil se fait l’écho de ‘’l’appel’’ du gouvernement à l’apaisement face à ‘’la surchauffe’’ du front syndical. Selon le journal, ‘’neuf ministres ont fait face à la presse hier, pour détailler les efforts du gouvernement dans le sens de satisfaire les revendications des syndicats’’.
‘’Le ministre de la Fonction publique, Mamadou Lamine Dianté, a fait le point sur la mise en œuvre du pacte de stabilité sociale. Avec un taux de réalisation de 42% des engagements étatiques et plusieurs avancées clés (recrutements, intégrations et protection sociale), le gouvernement appelle les partenaires syndicaux au dialogue et à surseoir à leur grève générale’’, rapporte Le Soleil.
‘’Acculé par le front syndical qui a décrété une grève totale de trois jours à partir du 21 octobre, l’Exécutif tente de convaincre les partenaires sociaux de lever le mot d’ordre. Huit ministres ont mené une contre-offensive médiatique marathon’’, relève L’Observateur, ajoutant que ‘’le gouvernement met en avant un taux de réalisation de 71% des engagements contenus dans le Pacte de stabilité pour calmer le jeu’’.
Selon L’Obs, ‘’les autorités multiplient les appels au dialogue tout en alertant sur l’impact désastreux de ce débrayage de 72 heures sur la croissance économique nationale’’.
Sud Quotidien signale qu’à la veille des grèves annoncées les 21, 22 et 23 octobre dans plusieurs secteurs, dont l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la justice et les transports, ‘’neuf membres du gouvernement ont défendu, hier, lundi 19 octobre, le bilan social de l’État’’.
Le journal note que ‘’face aux tensions persistantes, l’Exécutif a réaffirmé son attachement au dialogue et appelé les centrales syndicales à suspendre leurs mots d’ordre. Sur les 84 engagements inscrits dans le Pacte national de stabilité sociale et de croissance inclusive, 35 ont entièrement réalisés et 25 sont en cours d’exécution, en- selon le ministre de la Fonction publique et du Travail’’.
‘’De la généralisation de l’indemnité de logement aux opérations de régularisation administrative, en passant par les recrutements dans l’éducation et la santé, le gouvernement met en avant les avancées enregistrées, tout en reconnaissante implicitement l’ampleur des chantiers qui restent à achever’’, rapporte Sud.
Le même journal fait observer qu’à l’approche de l’examen des projets de loi de finances rectificative (LFR) et de la loi de finances initiale (LFI) de 2027, Ousmane Sonko, président de PASTEF-Les Patriotes et président de l’Assemblée nationale, ‘’conteste frontalement les orientations budgétaires du gouvernement dirigé par son successeur, Amadou Al Aminou Lô’’.
‘’Il a annoncé que les députés de sa formation ne voteraient pas le projet de loi de finances rectificative pour 2026 dans sa configuration actuelle. Il a aussi conditionné leur soutien au budget initial de 2027 à l’adoption de dispositions encadrant légalement les fonds spéciaux. Entre contestation des arbitrages économiques, défense du pouvoir d’achat et exigence de transparence, cette sortie confirme les divergences entre l’ancien Premier ministre et l’Exécutif’’, écrit Sud.
Selon Les Echos, ‘’on comprend à présent son silence de ces dernières semaines. Ousmane Sonko était certainement en train de préparer sa sortie d’hier. Entouré de ses lieutenants et proches collaborateurs, le leader de Pastef, qui a fait valoir son statut d’ancien Premier ministre dès les premières minutes de son intervention, s’est encore une fois expliqué sur les différents points de désaccord entre lui et le Président Bassirou Diomaye Faye’’.
‘’Au cœur de son offensive : de fortes critiques par rapport à la Loi de finances rectificative, mais aussi le projet de budget pour l’année 2027, avec les choix économiques du gouvernement, la baisse des subventions, le pouvoir d’achat des ménages et le contrôle de l’argent public. L’ancien chef du gouvernement se veut clair : aucun des deux textes ne passera si le contrôle des crédits spéciaux n’est pris en compte. Il lance même un défi à Al Ami-nou Lo en l’invitant à un débat public sur les termes de la LFR’’, ajoute le journal.
Ousmane Sonko ‘’met le budget en sursis’’, dit Yoor Yoor.
‘’Encadrement strict des fonds spéciaux, baisse des taxes sur le diesel, réévaluation des bourses familiales et contestation des orientations du FMI : Ousmane Sonko pose ses conditions au vote du budget. Le président de Pastef menace de faire rejeter par les députés de son parti la loi de finances rectificative de 2026 et le budget 2027 si le Gouvernement ne revoit pas certains arbitrages. Il dénonce un décalage entre les engagements sociaux affichés et les crédits effectivement prévus, refusant que l’effort de redressement pèse davantage sur le pouvoir d’achat des ménages. Cette menace de rejet place l’Exécutif face à une épreuve parlementaire majeure, sur fond de désaccords autour des priorités budgétaires et de la protection des populations les plus vulnérables’’, écrit la publication.
Budget 2027 : Education, santé, routes… les grands projets annoncés par l’État du Sénégal
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