Paris a été témoin d’une vive réaction de Donald Trump suite à la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. Le président américain a exprimé son inquiétude sur les implications démocratiques de cette décision concernant la figure de proue du Rassemblement national.
Selon nos confrères de l’Anadolu, Trump a qualifié cette affaire de « très importante », soulignant des similitudes avec les États-Unis. Lors d’une déclaration relayée par plusieurs médias, il a exprimé une solidarité notable avec Marine Le Pen, figure aussi stratégique pour la prochaine présidentielle française.
Cette dernière a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans fermes sous bracelet électronique. La peine comprend également une inéligibilité de cinq ans et une amende de 100 000 euros. La présidente du tribunal, Bénédicte de Perthuis, a justifié l’inéligibilité immédiate en se référant au « trouble majeur à l’ordre public » qu’aurait pu représenter une candidature d’une personne déjà condamnée.
Cette affaire mettait en lumière un système de rémunérations fictives au Parlement européen, vieux des années 2010. Le Pen, de même que des anciens eurodéputés du RN, est accusée d’avoir détourné près de 300 000 euros, bien qu’elle ait toujours nié ces charges.
Les parallèles entre Le Pen et Trump sont frappants. Le président américain a lui-même été condamné dans l’affaire « Stormy Daniels » en janvier 2025, et a été reconnu coupable de 34 délits antérieurement. Malgré cela, ses démêlés judiciaires ne l’ont pas empêché d’exercer la fonction présidentielle.
Des figures politiques internationales ont également exprimé leurs critiques. Elon Musk a parlé d’un « abus du système judiciaire » et Jair Bolsonaro a dénoncé une « persécution ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a mentionné une « violation des normes démocratiques ».
En réaction, la défense de Marine Le Pen s’est engagée à faire appel. Les événements s’inscrivent dans un contexte plus vaste de débats sur l’usage de la justice à des fins politiques.