Interpellé à l’Assemblée nationale sur l’affaire Abdourahmane Diouf, le Premier ministre a livré une réponse directe, sans détour, centrée sur la refondation morale et la lutte contre la corruption. D’emblée, il rappelle l’ambition du gouvernement : « Amener le pays à un niveau où plus aucun responsable investi d’une mission publique n’aura le courage de toucher un seul franc du contribuable. »
Selon lui, cette orientation n’est pas une posture politique, mais un retour nécessaire aux valeurs fondatrices de la République. Il insiste : « C’est cela qui nous permettra de régler les problèmes du pays. Et cela doit être la priorité dans nos débats. »
Le chef du gouvernement qualifie ainsi le mandat actuel de « mandat de refondation patriotique » porté par une exigence claire de reddition des comptes. Il rappelle que cette révision systématique des gestions publiques n’est pas une chasse aux sorcières, mais « une demande légitime du peuple ».
À ceux qui, dit-il, cherchent déjà à « se constituer une base politique » ou à rassembler « de l’argent indu », il adresse un avertissement ferme : « Personne ne sera épargné. Nous appliquerons la même rigueur pour tous. »
