Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 21 janvier, le Premier ministre Ousmane Sonko a exposé la stratégie gouvernementale pour les trois prochaines années à travers le Plan spécial d’Investissement et de Financement (PSIF) 2026-2028. Ce document cadre, destiné à transformer le tissu productif national, définit les priorités d’allocation des ressources et identifie les secteurs nécessitant une intervention urgente de l’État.
Selon les éléments rapportés par Sud Quotidien, cette feuille de route repose sur une exigence de rigueur dans l’orientation des financements. L’objectif affiché est de renforcer les « poumons économiques » du pays tout en consolidant le capital humain. Pour l’exécutif, la réussite de cette transformation structurelle dépend d’une unification des efforts entre les acteurs publics, les partenaires techniques et surtout le secteur privé, désigné comme la « locomotive » de cette nouvelle dynamique.
Les infrastructures à maturité d’ici 2028
Le plan présenté par le chef du gouvernement dresse une liste précise des projets d’envergure qui devront atteindre un stade opérationnel au cours de cette période triennale. Il s’agit notamment du Port sec de Tambacounda, du Grand Transfert d’Eau, des Agropoles situés au Sud et au Centre, ainsi que du Réseau Gazier du Sénégal. Les ports de Ndayane et de Sendou figurent également parmi les infrastructures dont la maturation est attendue à l’horizon 2028.
Trois fleurons nationaux à relancer
Au-delà des nouvelles infrastructures, le Premier ministre a mis l’accent sur la nécessité de redresser des structures existantes jugées « névralgiques » pour l’économie sénégalaise. Ousmane Sonko a explicitement cité trois entreprises nationales qui feront l’objet d’une relance prioritaire : la Sonacos, le groupe Air Sénégal/AIBD et la SN La Poste. Ces entités devront s’inscrire dans la logique de performance et de redevabilité exigée par le nouveau référentiel.
Le financement de ces ambitions s’articulera autour de trois principes directeurs : une sélection stratégique des projets, une mobilisation massive des capitaux privés et un engagement ferme de l’État en matière de transparence et de résultats.

