La députée Seynabou Yacine Samb a vivement interpellé le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, à la suite de l’incident survenu lors de la séance plénière ayant abouti à la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom.
Le point de discorde porte sur le Coran brandi dans l’hémicycle par le député Farba Ngom. Pour Seynabou Yacine Samb, les textes qui régissent le fonctionnement de l’Assemblée nationale doivent être respectés de manière équitable par tous les parlementaires.
« Il faut qu’on respecte les textes. J’ai porté le drapeau palestinien pendant qu’on torturait des populations, et c’est le président de l’Assemblée lui-même qui m’a demandé de l’enlever pour me conformer au règlement. Hier, il n’a rien dit face à l’acte du député Farba Ngom », a-t-elle déclaré avec indignation. La parlementaire estime que le président de l’institution, bien qu’étant politiquement proche de certains députés, doit demeurer le garant impartial du règlement intérieur. « El Malick est des nôtres, mais il est le président de tous les députés et doit leur imposer le respect des textes », a-t-elle martelé.
Au-delà de la controverse sur l’application du règlement, Seynabou Yacine Samb a dénoncé le climat délétère qui a marqué la fin de la séance plénière. Selon elle, des militants venus soutenir leur leader n’auraient pas laissé au président de l’Assemblée le temps de clôturer correctement les travaux
« Nous pouvons comprendre des acclamations ou des grognements à un moment donné, mais des huées qui n’en finissent pas, c’est irrespectueux », a-t-elle regretté. La députée a également évoqué un sentiment d’insécurité ressenti par certains parlementaires face à la présence et à l’attitude de ces partisans.
« Nous n’accepterons plus les violences. Sinon, nous allons faire face », a-t-elle averti, appelant fermement à un retour au respect des institutions et à la sérénité dans l’enceinte parlementaire.

