En dehors d’Abdoulaye Ba, décédé le 09 février à la suite de violences policières à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), certains apprenants ont été gravement blessés. Etudiant de licence 2 du département des afro‑antilles, Mohamed Thiam, qui a «perdu un œil», a retrouvé le domicile familial à Matam (697 Km de Dakar). Sa mère, Fatou Tacko Ba, s’est confiée à L’Observateur, pour raconter le calvaire de son fils, à sa sortie de l’hôpital.
«Mon fils a perdu un œil, mais il est vivant (…) Ce matin encore, nous étions à l’hôpital pour les pansements», souffle Tacko Ba, face à une situation qui parait être un «calvaire» pour la famille. Néanmoins, elle a précisé que son fils a été «pris en charge correctement» par les autorités. «Très honnêtement, cette prise en charge m’a beaucoup rassurée», s’est-elle réjouie.
La mère a aussi plaidé pour que «la violence soit éradiquée» des universités au Sénégal. «Il faut, à chaque fois, penser à nous, les parents qui habitons à Dakar», a-t-elle dit, allusion faite à la terreur et la peur que peuvent vivre des parents loin de leurs enfants en des périodes de violences universitaires. La mère a assuré, enfin, que «la seule action» qu’elle attend est la réouverture des universités.

