Une affaire de mœurs d’une rare violence secoue actuellement le quartier de Sicap Mbao. Le Poste de Police de Diamaguène a procédé, le 6 mars dernier, à l’interpellation de dix individus soupçonnés d’avoir enlevé, séquestré et violé une adolescente de seulement 14 ans, a appris Senego.
ne traque paternelle en pleine nuit
Tout commence dans la nuit du 5 au 6 mars, juste après la rupture du jeûne. Inquiet de ne pas voir sa fille rentrer, le père de la victime entame des recherches désespérées. C’est aux environs d’une heure du matin qu’il est informé de la présence de l’adolescente dans un appartement situé au deuxième étage d’une demeure à Sicap Mbao.
Faisant preuve d’un immense courage, le père fait irruption sur les lieux. Il y découvre l’insoutenable : sa fille subissant les assauts d’un groupe de jeunes gens. Aidé d’un proche, il parvient à neutraliser deux suspects sur place, tandis que les autres prennent la fuite dans l’obscurité.
Des preuves médicales accablantes
Conduits au poste de police, les deux premiers suspects ont rapidement reconnu les faits. L’enquête, immédiatement déclenchée, a permis l’arrestation de huit autres complices présumés. Entendue en présence de son tuteur, la jeune victime a décrit un calvaire débuté par un enlèvement avant d’être conduite dans l’appartement pour y être abusée à tour de rôle.
Les examens gynécologiques effectués au centre de santé Khadimou Rassoul confirment l’horreur des déclarations. Le certificat médical fait état de lésions et confirme la présence de spermatozoïdes, attestant de rapports sexuels récents le jour même des faits.
Une ligne de défense contestée
Face aux enquêteurs, la majorité des mis en cause ont admis avoir eu des rapports sexuels avec la mineure, tout en tentant de nier les chefs d’enlèvement et de séquestration. Ils soutiennent une version des faits selon laquelle la victime aurait été consentante, une ligne de défense qui se heurte toutefois au statut de mineure de la victime et aux circonstances de l’intervention paternelle.
Les dix individus ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités exactes de chaque participant dans ce dossier qui a suscité une vive émotion au sein de la population locale en cette période de Ramadan.
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