Les propos virulents du Premier ministre Ousmane à l’égard de Donald Trump continuent de susciter une vive polémique, provoquant un échange entre l’ancien député Thierno Bocoum et la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye.
Tout a commencé lorsque Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR, a critiqué le chef du gouvernement pour avoir, selon lui, outrepassé ses fonctions en s’immisçant dans le « domaine réservé » de la diplomatie, chasse gardée du président Bassirou Diomaye Faye. La réplique ne s’est pas fait attendre. Dans un commentaire direct sous le post de l’opposant, la porte-parole du gouvernement a tenté de discréditer l’analyse de ce dernier : « C’est ce qu’on appelle en français, passer à côté de l’essentiel pour forcer sur l’accessoire et en mathématiques si on fait le calcul = manque d’arguments ».
Loin de clore le débat, cette intervention a poussé Thierno Bocoum à publier une nouvelle charge ce vendredi 10 avril 2026. Pour lui, voir la porte-parole du gouvernement descendre dans l’arène des commentaires Facebook pour défendre le Premier ministre est le signe d’un « désordre au sommet de l’État ». Il estime que cette situation traduit une volonté assumée de bousculer les équilibres institutionnels.
L’ancien parlementaire ne ménage pas non plus le président de la République, pointant du doigt son « silence et son inaction » face aux empiètements répétés de son Premier ministre. « Un Président que l’on contourne, à qui l’on désobéit sans conséquence, affaiblit mécaniquement la fonction qu’il incarne », martèle-t-il. Thierno Bocoum rejette également l’appel à la résignation (« mougnelélénema ») lancé aux partisans de la coalition Diomaye-Président, y voyant la préparation d’une ambition personnelle pour 2029 au détriment de la stabilité du pays.
