Convoqué par la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), Doudou Sané s’est expliqué sur la présence de versets du Coran inscrits sur son « nguimb » lors de son dernier combat. Interrogé par Record, il a plaidé la bonne foi, affirmant sans détour : « J’ignorais que c’était le Coran ».
Le lutteur a précisé la teneur de son échange avec l’instance dirigeante : « La FSL m’a demandé si je savais que c’était du Coran. J’ai répondu que non. Je ne savais pas que c’était des versets du Coran. […] Il faut préciser que je n’ai pas appris le Coran. Ainsi, je pensais que c’était des écrits ayant pour but de me protéger, tout simplement. »
Désireux de lever tout soupçon de provocation, Doudou Sané a fermement rejeté toute intention de porter atteinte à sa foi : « En tant que musulman, je ne ternirai jamais consciemment l’image de la religion. » Il a également reconnu son manque de maîtrise du règlement, expliquant qu’il ne « savait pas non plus que le règlement interdisait une telle pratique ». S’il savait que les photos des marabouts étaient proscrites, il ignorait que l’interdiction s’étendait aux écrits sacrés : « Je savais que les photos des marabouts étaient interdites dans l’arène. Mais pas les écrits coraniques. Je le mettais tout juste dans le cadre mystique. »
Profondément marqué par l’indignation soulevée sur les réseaux sociaux, le lutteur a conclu son intervention sur une note de regret. Affirmant avoir tiré les leçons de cette mésaventure, l’interlocuteur du quotidien sportif a tenu à rassurer ses supporters et la communauté religieuse en déclarant : « Désormais, je ne le referai plus ». Cette audition lui a permis, selon ses dires, de prendre conscience de la gravité d’une pratique qu’il affirme avoir adoptée uniquement par méconnaissance.

