Le 6 août 2025, l’irréparable a frappé. Ce jour, qui devait être celui de la vie et de la joie, s’est mué en tragédie. Mariama Diallo, une jeune mère guinéenne, a vu son destin basculer au moment même où elle donnait naissance. Lors de son accouchement à l’hôpital général Idrissa Pouye de Grand Yoff (ex-CTO), une césarienne d’urgence a viré au drame. Une anesthésie pratiquée lors de l’opération a provoqué une paralysie générale, la privant brutalement de toutes ses facultés motrices.
Sa fille, prénommée Zahra, a ainsi été arrachée dès ses premiers instants à la tendresse et aux bras de sa mère. Pendant huit longs mois, l’affection maternelle est restée un vide, une absence déchirante.
Depuis, la vie de Mariama n’est qu’un combat. Entre les murs de l’hôpital de Fann, à Dakar, où elle est suivie médicalement, et sa maison, chaque marche d’escalier est devenue une montagne. Épuisée par les allers-retours incessants, son avenir demeure suspendu à un fil.
Dans cette épreuve, une lumière persiste : celle de Mamadou Diallo, son époux. Lui qui l’a connue souriante, joviale, vibrante de vie, refuse de la laisser sombrer. « Mariama est aujourd’hui paralysée, inconsciente, ne parle pas et ne mange que par sonde », précise-t-il, contacté par Seneweb. Mais quand le regard de Mariama s’égare, celui de son mari se remplit d’un amour inébranlable. Il la prépare, la protège et l’accompagne à chaque séance de kinésithérapie comme à chaque consultation. Il est son rempart, son souffle, sa dignité.
« Il y a eu des moments où la haine m’envahissait. Je voulais que cet anesthésiste paie. Puis je me suis rappelé que tout est déjà écrit avant même notre naissance. J’ai compris que cette épreuve était le destin. C’est pour cela que je n’ai pas porté plainte », se résigne M. Diallo.
Aujourd’hui, pour que Mariama retrouve une chance de se relever, un appel à la solidarité a été lancé. Les communautés sénégalaise et guinéenne se mobilisent pour financer son évacuation sanitaire en Inde. Cette même dynamique est sollicitée pour assurer son suivi hospitalier afin de redonner à Mariama la possibilité de serrer enfin dans ses bras sa petite Zahra.

