La sortie de Macky Sall sur les violences politiques de 2021-2024, appelant à défendre les institutions et à abroger la loi d’amnistie, suscite de vives réactions. Le parti Pastef, via Ansoumana Sambou, a vivement critiqué l’ancien président, rejetant ses déclarations.
Une prise de position que le parti Pastef rejette fermement. Ansoumana Sambou, membre du secrétariat national à la communication du parti, a qualifié cette intervention de « scandaleuse », estimant que l’ancien chef de l’État n’aurait « même pas dû quitter le pays, a fortiori prétendre défier les Nations Unies ».
Dans une réaction virulente sur la rfm, il accuse directement Macky Sall d’être impliqué dans les événements évoqués.
« Macky Sall est véritablement les raisons pour lesquelles il y a eu des manifestations. Il a clairement organisé une crise à l’endroit de Pastef », affirme-t-il, soutenant que des victimes de ces événements se trouvent aussi bien parmi les militants du parti que chez des citoyens non engagés politiquement.
Le responsable de Pastef rejette également l’idée d’une responsabilité exclusive de son camp politique, tout en rappelant les circonstances ayant entouré ces tensions.
« En 2021, c’était la réaction d’Ousmane Sonko dans l’affaire de l’agression, des menaces de mort avec armes à feu et des injures répétées », a-t-il déclaré, estimant que le débat sur les responsabilités reste ouvert.
Sur le plan juridique, Ansoumana Sambou invoque par ailleurs la position du Conseil constitutionnel concernant la loi d’amnistie, qu’il considère comme une référence institutionnelle majeure dans le traitement du dossier.
En dernière instance, M. Sambou met en cause la démarche politique de l’ancien président sur la scène internationale, estimant qu’elle doit s’inscrire dans le respect des règles et des décisions de justice.

