Au Sénégal, le débat sur la cohésion du pouvoir revient avec insistance à mesure que se profilent de nouvelles consultations électorales. Le parti au pouvoir, PASTEF, est présenté comme engagé dans une phase où sa solidité interne pourrait peser lourd sur sa capacité à conserver une ligne claire.
Le texte publié par Xibaaru met en avant un double défi pour la formation politique. D’un côté, des signes de refroidissement apparaissent dans les rapports avec la coalition élargie « Diomaye Président », qui avait accompagné l’alternance. De l’autre, des prises de position publiques différentes entre responsables du parti alimentent l’idée de désaccords internes, avec le risque de renvoyer une image brouillée à l’opinion.
Le poids de la cohésion dans la durée
L’analyse insiste sur un point: pour un parti installé au sommet de l’État, les divisions internes peuvent rapidement devenir un facteur de fragilité. Lorsque les alliances extérieures se distendent, la maîtrise des équilibres au sein même de la formation devient, dans cette lecture, un élément décisif pour préserver la stabilité politique. Les tiraillements exposés publiquement peuvent aussi nourrir le doute chez les électeurs et affaiblir l’autorité de l’exécutif.
Le rappel de mars 2024 occupe d’ailleurs une place centrale dans ce raisonnement. L’accession au pouvoir y est décrite comme le résultat d’une dynamique collective, capable de rassembler des sensibilités diverses autour d’un objectif commun. Cette cohésion, selon le propos développé, avait permis de transformer une offre politique en victoire dès le premier tour.
Dans cette perspective, les prochaines échéances ne seraient pas seulement un test électoral. Elles serviraient aussi à mesurer la faculté du PASTEF à gouverner dans le temps, tout en gardant le cap sur les réformes annoncées. Le texte souligne enfin qu’un parti perçu comme absorbé par ses tensions internes s’expose à une lecture sévère des urnes, dans un contexte où les attentes sociales et économiques restent fortes.

