Invité sur France Inter à l’occasion de la sortie de La Fabrique du présent, et repris par le journal Les Échos, Felwine Sarr a livré une lecture critique de la situation politique au Sénégal, marquée par les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko.
L’essayiste rappelle que l’arrivée au pouvoir en 2024 s’était construite en grande partie autour de la popularité et du leadership de Sonko. « On a espéré qu’ils inaugurent une forme inédite de gouvernance », explique-t-il, tout en soulignant que cette expérience a rapidement été confrontée aux réalités institutionnelles classiques.
Pour lui, cette dynamique a fini par montrer ses limites. « Nous avons eu un duo qu’on souhaitait voir fonctionner en tandem et qui a montré ses limites », affirme-t-il, estimant que le fonctionnement traditionnel de l’État a progressivement repris le dessus. « Les logiques institutionnelles du pouvoir ont pris le pas », ajoute-t-il.
Au-delà de cette crise, Felwine Sarr invite à une réflexion plus large sur les modèles politiques existants et leur transformation. « Cela m’inspire la nécessité de repenser les formes institutionnelles dans nos espaces et de les réinventer », suggère-t-il.

