Dans une nouvelle séquence de son discours prononcé à Dakar Arena lors du congrès de PASTEF, Ousmane Sonko a dénoncé les calculs politiques qu’il estime prématurés alors que le pays est confronté à de nombreux défis économiques et sociaux.
Le leader des Patriotes a regretté que certains responsables aient commencé à se projeter vers les prochaines échéances électorales alors que l’action gouvernementale devait, selon lui, rester concentrée sur les préoccupations des Sénégalais. « Quand j’étais à la Primature à travailler d’arrache-pied, d’autres pensaient déjà au deuxième mandat », a-t-il déclaré. Sonko a également reconnu que son engagement dans la conduite des affaires de l’État avait parfois créé une distance avec la base militante du parti. « Pendant ce temps, les militants se plaignaient de mon injoignabilité », a-t-il confié, expliquant que ses priorités étaient alors orientées vers la mise en œuvre des réformes et la gestion des dossiers gouvernementaux.
Pour le président de PASTEF, la mission première de l’Exécutif doit demeurer la résolution des difficultés auxquelles les populations sont confrontées au quotidien. « L’Exécutif doit penser à régler les problèmes des Sénégalais. C’est seulement ainsi qu’il pourra prétendre à un autre mandat », a-t-il soutenu. Appelant à une séparation claire entre gestion publique et ambitions politiques, il a invité les différents acteurs institutionnels à assumer pleinement leurs responsabilités sans chercher à entraver l’action de l’État. « Nous qui détenons l’Exécutif devons travailler exclusivement pour l’intérêt du pays. Qu’on ne bloque rien pour des combats politiques. Que chacun joue son rôle », a-t-il insisté. Se projetant vers les prochaines échéances électorales, Ousmane Sonko a estimé que le verdict final reviendra au peuple sénégalais. « Dans deux ans et demi, les Sénégalais choisiront. Et cette fois, il faudra que le peuple fasse le bon choix », a-t-il déclaré.
Dans une phrase qui a suscité de vifs applaudissements dans la salle, le leader de PASTEF a enfin réaffirmé sa conviction quant à sa popularité au sein du pays. « La plus grande partie du pays a choisi Ousmane Sonko », a-t-il lancé, se présentant comme le dépositaire d’une confiance populaire qu’il entend préserver à travers son action politique.

