Abordant le dernier développement de l’affaire Farba Ngom, député-maire des Agnam, dans un entretien accordé à Source A TV, Alioune Tine dénonce une démarche judiciaire qu’il juge incohérente : « Tahirou Sarr, présenté comme le principal suspect, est libre, alors que Farba Ngom, considéré comme complice, reste en détention. On ne comprend pas cette logique », s’indigne le fondateur d’Afrika Jom Center.
La figure de la société civile s’en prend également aux prises de position publiques du gouvernement, visant en particulier le Premier ministre Ousmane Sonko. « La première faute, c’est lorsque le Premier ministre a déclaré publiquement que Farba Ngom ne participerait jamais à une élection, le condamnant ainsi avant toute décision de justice. »
Le défenseur des droits humains critique tout aussi sévèrement la communication de la ministre de la Justice, Yassine Fall. À ses yeux, il ne revient pas au Garde des Sceaux de commenter une procédure en cours : « Ce n’est pas à la ministre de la Justice de s’adresser au peuple sur un dossier judiciaire, mais au procureur de la République », martèle-t-il, qualifiant cette sortie d’« erreur politique ». Il exhorte enfin la ministre à « comprendre qu’elle relève de l’Exécutif et à refuser d’être une marionnette ».

