L’ambiance était électrique ce lundi à l’Assemblée nationale. Devant un public venu massivement le soutenir, et dans un hémicycle marqué par les interventions de ses collègues, notamment El Malick Ndiaye, Farba Ngom a livré une déclaration spectaculaire. Alors que les députés délibéraient sur la levée de son immunité parlementaire, l’élu a choisi de marquer les esprits en brandissant un exemplaire du Livre Saint.
« Je vous montre un Coran complet et je suis musulman, que vous en soyez convaincus ou pas », a-t-il affirmé d’un ton solennel. Clamant son innocence dans l’affaire de détournement présumé de deniers publics, il a juré qu’en dehors de ses revenus officiels de maire, de député et de ses loyers déclarés, jamais un centime du Trésor public ne lui avait été versé. Il a conclu son serment par une formule frappante : « Si c’est le cas, que ce livre saint me brûle en enfer. »
Au-delà du geste religieux, Farba Ngom a fustigé ce qu’il considère comme une persécution politique. « Ce régime veut bouffer du Farba. On m’accuse de tout, de détournement de plusieurs milliards et des traques à n’en plus finir », s’est-il indigné.
Revenant sur les perquisitions menées dans le cadre de l’affaire liée à Jérôme Bandiaky, il a assuré que ses champs, ses véhicules et ses domiciles avaient été fouillés de fond en comble « à la recherche d’argent et d’armes », sans que rien de compromettant ne soit trouvé. Enfin, il a pointé du doigt un traitement judiciaire qu’il juge différencié, rappelant qu’après avoir été auditionné en même temps que Tahirou Sarr, ce dernier a été libéré tandis que le ministère public aurait choisi d’interjeter appel le concernant.
