Deux ans après l’accession au pouvoir du Président Diomaye Faye, les évaluations de l’action gouvernementale se précisent au sein de la classe politique. Dans une tribune relayée par IGFM, Samba Kara Ndiaye, président du Parti NADEMS, dresse un état des lieux critique de la gestion du pays, ciblant particulièrement la cohésion de l’exécutif et les indicateurs socio-économiques.
Le document analysé par notre rédaction s’articule autour des promesses initiales du gouvernement. Sur le volet économique, l’auteur décrit des résultats qu’il juge en deçà des attentes. Il souligne l’absence de concrétisation des projets de relocalisation dans les filières stratégiques comme l’agriculture et l’énergie, ainsi que le statut du projet de monnaie nationale, décrit comme n’ayant pas dépassé le stade des discussions théoriques.
Concernant la justice sociale, le président du NADEMS estime que les mesures adoptées, telles que la hausse du salaire minimum, n’ont pas permis d’améliorer significativement le pouvoir d’achat, particulièrement pour les travailleurs du secteur informel. La tribune fait également état d’infrastructures sanitaires publiques toujours confrontées à des déficits en personnel et en approvisionnement médical.
L’évaluation aborde ensuite la question de la gouvernance et de la reddition des comptes. Selon l’auteur, en dépit de certaines arrestations médiatisées, les procédures judiciaires liées à la lutte contre la corruption connaissent des lenteurs. Il pointe également une gestion des marchés publics qui, d’après son analyse, manquerait encore de transparence.
L’axe central de cette tribune repose sur la dynamique actuelle au sommet de l’État. Samba Kara Ndiaye évoque l’apparition de tensions internes et une division croissante entre le Président Diomaye Faye et Ousmane Sonko. D’après le texte, cette situation génère une instabilité politique préjudiciable, centralise les décisions dans un cercle restreint et contribue à installer un climat de méfiance institutionnelle.
En conclusion de son propos, le responsable politique adresse une mise en garde directe à l’équipe dirigeante. Face aux mobilisations émergentes de la jeunesse et de la société civile, il indique que le pouvoir actuel s’expose à une vague de contestation populaire s’il ne parvient pas à surmonter ses divergences stratégiques pour se recentrer sur l’intérêt général.

