La Cellule Analyses et Prospective (CAP) de l’Alliance Pour la République s’est réunie en urgence ce mercredi 11 février 2026. Face à la situation explosive dans les universités, la structure de l’ancien parti au pouvoir a durci le ton, réclamant des mesures radicales après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.
S’inclinant devant la mémoire de l’étudiant en médecine dont l’autopsie révèle des « circonstances d’une extrême violence », la CAP condamne fermement la répression au sein du campus social. Dénonçant une violation flagrante de la loi sur les franchises universitaires, la cellule estime que le Ministre de l’Intérieur doit « assumer ses responsabilités et en tirer toutes les conséquences ». À ce titre, l’APR exige sa « démission immédiate ».
Pour la CAP, deux ans après son arrivée au pouvoir, le régime actuel « peine à apporter des réponses structurelles » aux maux de l’enseignement supérieur. Le communiqué fustige une communication gouvernementale jugée « inappropriée et déconnectée de la gravité des faits », regrettant que la réponse aux revendications sociales des étudiants soit un « recours excessif ou disproportionné à la force ». Par ailleurs, la CAP apporte son soutien total au Collectif des Amicales et condamne fermement leur suspension par les autorités académiques.
Le point le plus politique du communiqué concerne l’interpellation du Collectif des Universitaires pour la Démocratie. La CAP invite solennellement ces universitaires, très actifs entre 2021 et 2024, à sortir de leur silence. Elle estime que la responsabilité des intellectuels est d’éclairer le débat public et de « se tenir aux côtés du Peuple » face aux atteintes aux principes de l’État de droit.
