Après plusieurs mois de retrait de la scène publique à la suite des élections législatives, le leader de Taxawu Sénégal a choisi ce week-end pour marquer son retour. Lors d’une rencontre organisée par la jeunesse de son mouvement, l’ancien maire de Dakar a livré sa lecture de la situation politique actuelle, ciblant directement la gestion de l’exécutif.
C’est à l’occasion d’une conférence-ndogou portant sur le thème « Les khalifistes face aux dérives du populisme » que Khalifa Ababacar Sall s’est exprimé samedi. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, l’ancien ministre s’est attaqué au bilan d’étape des nouvelles autorités, pointant ce qu’il qualifie d’« incompétence ».
« Les gens sont fatigués, ils vivent des difficultés et rencontrent des problèmes. C’est indéniable », a déclaré l’ancien candidat à l’élection présidentielle devant ses partisans.
Au-delà du constat, le leader politique a formulé une prédiction sur l’avenir du tandem formé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. D’après lui, la communication de l’exécutif constituera la cause de sa chute. « Ils perdront le pouvoir de la même manière qu’ils l’ont obtenu. Ils ont parlé jusqu’à ce qu’on leur confie le pouvoir et ils parleront jusqu’à ce qu’ils le perdent », a-t-il affirmé.
Pour concrétiser cette alternance, Khalifa Sall a défini une ligne de conduite stricte adressée aux forces de l’opposition. Notre rédaction note qu’il a appelé à la formation d’une large alliance, estimant que l’isolement politique est voué à l’échec. « Si nous voulons arriver à bon port, nous avons l’obligation de nous unir. Personne ne peut réussir seul », a-t-il lancé, exhortant ses pairs à se rassembler pour écarter le régime actuel.
Il a également précisé que ce combat devait se démarquer des pratiques antérieures, insistant sur une approche orientée vers l’intérêt populaire plutôt que sur la polémique, un terrain sur lequel il accuse le pouvoir de s’enliser.
Cette prise de parole offensive intervient dans un contexte politique où sa formation, Taxawu Senegaal, a récemment alerté sur des retards dans la révision des listes électorales en vue des prochaines échéances locales.

