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Fass-Mbao : Une banale dispute autour d’un compte Netflix envoie une dame en prison

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Adja Publié le 24 juillet 2026 à 18:23
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Fass-Mbao : Une banale dispute autour d’un compte Netflix envoie une dame en prison

Les conflits de voisinage et de famille prennent parfois des tournures inattendues. À Fass-Mbao, une banale histoire d'accès à la plateforme de streaming Netflix a conduit M. Seydi, une ménagère de 28 ans, directement derrière les barreaux pour menaces de mort avec arme et injures.

Des codes Netflix à l'origine de l'escalade

Les faits remontent au 2 juillet 2026. L'affaire débute lorsque F. Ndoye, agent commercial, se rend au domicile de son ami P. S. Badji à Fass-Mbao pour récupérer les identifiants d'un compte Netflix Premium qu'ils partagent. Sur place, elle tombe sur M. Seydi, épouse d'un parent vivant dans la même concession.

La situation dégénère rapidement. Selon les déclarations de la plaignante, M. Seydi l'aurait accueillie par des injures avant de proférer des menaces de mort. L'accusée serait ensuite allée chercher une machette dans sa chambre, menaçant de la « déchiqueter ». Seule l'interposition du mari de la prévenue aurait évité le pire. F. Ndoye accuse également la mise en cause d'avoir entaché sa réputation dans le quartier en la traitant de « prostituée ».

Deux versions qui s'opposent devant les enquêteurs

Saisis de l'affaire, les policiers du commissariat de Diamaguène-Sicap Mbao ont entendu les différentes parties :

  • Le témoignage du voisin : P. S. Badji a confirmé les tensions récurrentes et affirmé avoir entendu M. Seydi aiguiser sa machette avant de s'en prendre à son invité.

  • La défense de la prévenue : Face aux enquêteurs, M. Seydi a reconnu s'être munie d'une machette, mais soutient avoir agi par légitime défense, affirmant que P. S. Badji était lui-même armé. Elle nie en revanche avoir proféré des menaces de mort ou insulté F. Ndoye.

Placée sous mandat de dépôt et procès renvoyé

Déférée devant le parquet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, la jeune femme a été placée sous mandat de dépôt le 14 juillet pour menaces de mort, injures non publiques et détention illégale d’arme.

Présentée à l'audience des flagrants délits le 18 juillet, l'affaire n'a pas pu être jugée immédiatement. En raison du comportement de la prévenue à la barre, qualifié d'irrespectueux par les juges, le dossier a été renvoyé au 27 juillet.

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