EN DIRECT

Interpellations de Lamignou Darou, Oustaz Thiep et Ndiaye Touba : ARTICLE 19 réclame l'abrogation du délit d'« offense au chef de l'État »

A
Adja Publié le 29 juillet 2026 à 17:47
🔥 7 vues 💬 0 commentaire
f 𝕏 in
Interpellations de Lamignou Darou, Oustaz Thiep et Ndiaye Touba : ARTICLE 19 réclame l'abrogation du délit d'« offense au chef de l'État »

L'organisation de défense des droits humains ARTICLE 19 a exprimé sa vive « préoccupation » suite à l'interpellation des chroniqueurs Lamignou Darou, Oustaz Thiep et Ndiaye Touba, tous poursuivis pour « offense au chef de l'État ».

Dans une note publiée sur sa page Facebook, l'organisation estime que, bien que les propos reprochés aux trois prévenus puissent être jugés excessifs ou offensants, le recours à des poursuites pénales pose un problème de principe majeur.

« Si les propos qui leur sont reprochés peuvent être considérés comme excessifs ou offensants, le recours à des sanctions pénales pour offense au chef de l'État soulève de sérieuses préoccupations quant à la judiciarisation des opinions et des discours politiques dans une démocratie », souligne ARTICLE 19.

Appel à la tolérance et révision du Code pénal

Tout en appelant à la responsabilité dans l’expression des opinions, l’organisation insiste sur la nécessité de « promouvoir un niveau élevé de tolérance de la part des gouvernants à l'égard du discours politique, dans le cadre du débat public et de l'engagement citoyen ».

À cet effet, ARTICLE 19 réitère son appel à l'abrogation des articles 254 et 255 du Code pénal, estimant qu'ils ne sont pas conformes aux standards internationaux en matière de droits humains et de liberté d'expression.

Rappel des faits

Les trois militants du parti Pastef-Les Patriotes avaient été arrêtés par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) dans les locaux du média en ligne Feeñal Digital, où ils officiaient en tant que chroniqueurs.

L'interpellation fait suite à la diffusion d'une séquence où les trois hommes formulaient des prières controversées, souhaitant la paralysie ou un AVC à « celui qui a trahi le projet de Pastef » ou « celui qui est là ». Des formules interprétées par de nombreux observateurs comme ciblant directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Articles similaires

0 commentaire