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20:52Juste après l'élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée nationale du Sénégal, le député Cheikh Bara Ndiaye, membre du parti Pastef (au pouvoir), a échappé ce mardi à une tentative d'arrestation. Il a quitté l'hémicycle, accompagné de quelques collègues députés et proches, pour regagner son domicile. Selon plusieurs sources, le parlementaire est convoqué ce mercredi à la Section de recherches. Sur Facebook, Cheikh Bara Ndiaye a réagi juste après avoir évité l'interpellation : « Diomaye Faye a envoyé la Section de recherches m’arrêter à l’Assemblée nationale. C’est une violation de la loi. J’y ferai face ». Proche d'Ousmane Sonko, le député critique régulièrement le Président Diomaye Faye et son entourage. Pour rappel, Cheikh Bara Ndiaye avait récemment affirmé, sur la chaîne Walf TV, qu'une somme de 100 milliards FCFA serait déposée sur un compte du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
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Jaxaay et Tawfekh Yakaar : 386 familles expulsées attendent toujours justice

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Adja Publié le 28 juillet 2025 à 12:30
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Jaxaay et Tawfekh Yakaar : 386 familles expulsées attendent toujours justice
Près de vingt ans après leur expulsion dans le cadre du programme de lutte contre les inondations, 386 familles regroupées au sein du Collectif Djot Sa Akhe continuent de réclamer un recasement digne, humain et juste. Ce week-end, elles ont manifesté dans les rues de Dakar pour exprimer leur colère et rappeler à l’État du Sénégal ses engagements non tenus. « Nous ne sommes ni des statistiques ni des dommages collatéraux d’un projet public, mais des citoyens à part entière, déplacés au nom de l’intérêt national. Aujourd’hui, nous attendons que la République honore sa dette envers nous », déclarent-elles. En 2006, plus de 3 000 personnes ont vu leurs maisons détruites par décision de l’État, qui cherchait à libérer les zones inondables de la région dakaroise. En contrepartie, les autorités avaient promis un recasement dans les périmètres aménagés de Jaxaay ou de Tawfekh Yakaar. « Cette promesse est restée lettre morte », déplorent les membres du collectif. « Depuis près de vingt ans, nous vivons dans la précarité, dans des zones où nous ne sommes ni sécurisés ni reconnus. Nous avons été sacrifiés pour l’intérêt national, et depuis, c’est l’oubli », confie l’un d’eux. Issues majoritairement des couches populaires, ces familles vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement difficiles. Beaucoup se sont installées dans des zones non aedificandi, sans accès aux services de base et exposées à de nouveaux risques. « Nous sommes des gorgorlous : des pères, des mères, des enfants qui aspirent à vivre dignement. L’État nous a délogés pour l’intérêt général, il doit respecter sa parole », insiste un autre membre. Le Collectif Djot Sa Akhe appelle l’État à rompre le silence, à engager un dialogue sincère et à apporter une réponse urgente à cette situation intolérable. « Il ne s’agit pas seulement de recasement, mais de justice, de dignité et de respect des droits fondamentaux », martèlent les manifestants.

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