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20:52Juste après l'élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée nationale du Sénégal, le député Cheikh Bara Ndiaye, membre du parti Pastef (au pouvoir), a échappé ce mardi à une tentative d'arrestation. Il a quitté l'hémicycle, accompagné de quelques collègues députés et proches, pour regagner son domicile. Selon plusieurs sources, le parlementaire est convoqué ce mercredi à la Section de recherches. Sur Facebook, Cheikh Bara Ndiaye a réagi juste après avoir évité l'interpellation : « Diomaye Faye a envoyé la Section de recherches m’arrêter à l’Assemblée nationale. C’est une violation de la loi. J’y ferai face ». Proche d'Ousmane Sonko, le député critique régulièrement le Président Diomaye Faye et son entourage. Pour rappel, Cheikh Bara Ndiaye avait récemment affirmé, sur la chaîne Walf TV, qu'une somme de 100 milliards FCFA serait déposée sur un compte du ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
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Lanceurs d’alerte : une prime de 10% pour briser le silence sur la corruption

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Adja Publié le 8 août 2025 à 13:46
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Lanceurs d’alerte : une prime de 10% pour briser le silence sur la corruption
Pour lutter contre la corruption, il ne suffit pas d’édicter des principes. Il faut inventer des leviers. En adoptant en août 2025 une loi qui accorde aux lanceurs d’alerte une prime équivalente à 10 % des avoirs récupérés, le Sénégal tente précisément cela : transformer un tabou en outil, et une prise de risque individuelle en acte civique valorisé. À travers ce texte, l’État offre une protection juridique étendue, anonymat garanti, immunité pénale, interdiction des représailles, pour encourager la dénonciation de fraudes, détournements et abus de biens publics. Ce dispositif inédit dans la région prend acte d’une réalité trop longtemps étouffée, la peur, bien plus que l’ignorance, empêche souvent les citoyens de signaler les dérives qu’ils observent. Mais cette loi ne se contente pas de protéger. Elle incite. La prime promise agit comme une récompense matérielle, assumée, presque dérangeante dans un pays où la morale publique se veut au-dessus du soupçon d’intérêt personnel. Pourtant, c’est précisément ce mariage entre efficacité et pragmatisme qui en fait une innovation. En plaçant l’éthique et l’intérêt au même niveau, le Sénégal tente de déplacer le centre de gravité de la lutte anticorruption du sommet vers la base. Car au fond, cette réforme est moins une rupture qu’un pari, celui de la vigilance citoyenne. Elle repose sur l’idée que tout agent, tout fonctionnaire, tout usager du service public peut devenir un maillon de l’intégrité collective. Encore faut-il que les institutions suivent. Le traitement rapide, impartial et transparent des alertes sera décisif pour ne pas transformer cette loi en promesse vaine ou en arme à double tranchant. Le risque existe. Celui d’une judiciarisation excessive, de fausses alertes motivées par l’appât du gain ou d’un engorgement administratif qui décourage la sincérité des signalements. Mais le Sénégal choisit de ne pas attendre la perfection institutionnelle pour agir. Il pose un cadre. Il mise sur une bascule culturelle. En récompensant l’acte de vérité, même intéressé, cette loi affirme que la lutte contre la corruption n’est plus l’affaire des seuls procureurs ou auditeurs mais un chantier collectif. Subtile alchimie entre confiance et contrôle, elle inscrit une page neuve dans l’arsenal sénégalais de la gouvernance. Une page à écrire avec prudence mais aussi avec courage.

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