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Le gorgorlu demande du concret, on lui sert le "septennat"

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Adja Publié le 3 août 2026 à 13:49
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Le gorgorlu demande du concret, on lui sert le "septennat"

Au Sénégal, certains débats ont neuf vies. On croyait avoir définitivement classé celui du mandat présidentiel dans les archives de la République. Mais voilà qu'il ressort de son tiroir, dépoussiéré, repassé et remis en vitrine.

À peine le parti Kiiraay a-t-il accroché son enseigne que certains cadres ont déjà sorti le mètre ruban : « Cinq ans, c'est trop court ! » Ah bon ? Pourtant, pour nommer des directeurs, inaugurer des chrysanthèmes et publier des communiqués de félicitations, cinq ans semblent durer une éternité.

L'argument économique est savoureux : « Organiser des élections coûte cher. » Dans ce cas, supprimons aussi les conseils des ministres, les campagnes électorales et les conférences de presse : le Trésor public applaudira debout !

Et le plus beau, c'est le timing. Le monsieur lance le débat, voit les flammes monter, puis souffle dessus avec un « Bon Magal » comme si une bénédiction pouvait servir d'extincteur politique. Référendum aujourd'hui, rétropédalage demain, puis nouvelle accélération : le septennat fait désormais du yoyo constitutionnel.

Heureusement, Mimi Touré a rappelé que la Constitution n'est pas une pâte à modeler que chacun façonne au gré de ses préférences. Certaines dispositions ont justement été verrouillées pour éviter que chaque nouvelle majorité ne redessine les règles du jeu à son avantage.

Au fond, le vrai problème n'est peut-être pas le septennat. C'est cette étrange manie de vouloir mesurer le temps avant même d'avoir mesuré les résultats. Au Sénégal, certains regardent déjà l'horloge... alors que les aiguilles du bilan n'ont même pas encore fini leur premier tour.

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