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Mbour – D'amies intimes à l'agression sauvage : Pourquoi cette dispute nocturne a failli tourner au meurtre

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Adja Publié le 30 septembre 2026 à 09:54
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Mbour – D'amies intimes à l'agression sauvage : Pourquoi cette dispute nocturne a failli tourner au meurtre

Que s’est-il réellement passé dans la nuit entre C. Dione et son amie M. Diouf ? Sur fond d’insultes, de tensions professionnelles et de disputes téléphoniques, les deux femmes ont livré des récits diamétralement opposés. Seule certitude : leur différend s'est solde par une confrontation d'une extrême violence, où chacune accuse désormais l'autre d'agression.

​À la barre du Tribunal de grande instance de Mbour, C. Dione, agent immobilier, et M. Diouf ont reconnu être en conflit depuis plusieurs semaines. C. Dione accuse notamment sa prévenue de l'avoir calomniée auprès de son employeur, ce qui aurait provoqué son licenciement et son exclusion du groupe WhatsApp professionnel. « Elle m’a mise en mal avec mon patron qui m’a licenciée », a-t-elle soutenu à l’audience des flagrants délits.

​De son côté, M. Diouf affirme avoir été violemment agressée par C. Dione, qui lui aurait mordu l’oreille, lui occasionnant une incapacité temporaire de travail (ITT) de 21 jours. Selon sa version, après une vive altercation téléphonique, C. Dione aurait débarqué à son domicile vers 3 heures du matin, tambourinant à la porte et tentant de la défoncer armée d'un couteau à pain. M. Diouf soutient n'avoir fait que se défendre après réussi à lui arracher l'arme.

​« Elle a failli me trancher la gorge »

​Une version catégoriquement contestée par C. Dione, qui nie s'être rendue chez son amie et affirme l'avoir simplement croisée dans la rue vers 1 heure du matin pour lui demander des explications sur des injures visant sa mère. Bilan pour C. Dione : de multiples blessures sur tout le corps, une ITT de 10 jours et des cicatrices indélébiles. Elle affirme n'avoir dû son salut qu'à l'intervention d'un chauffeur de taxi, accusant son amie d'avoir failli lui trancher la gorge.

​Lors des débats, le président du tribunal s’est directement adressé à M. Diouf en soulevant la question de la préméditation : « Votre acte était prémédité. » Dans son réquisitoire, le procureur a qualifié ces actes d'« inhumains », soulignant la gravité exceptionnelle des sévices infligés.

​Pour sa part, l’avocat de C. Dione, Me Oumar Sène, a insisté sur le préjudice physique et psychologique subi par sa cliente face à de telles mutilations, réclamant la somme de 2 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Il a par ailleurs contesté l'affirmation selon laquelle sa cliente était armée, appelant la cour à s'en tenir strictement aux éléments de l'enquête.

​En réplique, M. Diouf formule elle aussi une demande reconventionnelle de 2,5 millions de francs CFA.

​Le tribunal a mis l'affaire en délibéré et rendra sa décision le 6 octobre prochain.

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