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Nouveaux Codes publiés au Journal officiel : La colère syndicale ne retombe pas

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Adja Publié le 30 septembre 2026 à 12:37
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Nouveaux Codes publiés au Journal officiel : La colère syndicale ne retombe pas

Les nouveaux Codes du travail et de la Sécurité sociale sont désormais en vigueur au Sénégal. Promulguées le 3 septembre 2026 sous les lois n°2026-18 et n°2026-19, les deux réformes ont été publiées au Journal officiel le 18 septembre dernier. Alors que le FSDT sort l’artillerie lourde et décrète 72 heures de grève.

Promulgation et publication au Journal officiel des nouveaux Codes du travail et de la Sécurité sociale. Cette entrée en vigueur intervient dans un contexte de fortes tensions entre le gouvernement et les organisations syndicales.

Le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT) conteste en effet plusieurs dispositions des nouveaux textes et dénonce notamment une absence de concertation suffisante avec les partenaires sociaux.

Parmi les principaux points de désaccord figure la durée des contrats à durée déterminée (CDD). Les organisations syndicales contestent la possibilité de porter cette durée jusqu’à quatre ans, estimant qu’une telle disposition pourrait contribuer à accroître la précarité de l’emploi.

Le FSDT réclame notamment un retour à une durée maximale de deux ans avant l’accès au contrat à durée indéterminée.

Sur le volet de la sécurité sociale, le front syndical s’oppose également aux changements concernant la gouvernance des institutions de prévoyance sociale, notamment l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) et la Caisse de sécurité sociale (CSS).
Les syndicats mettent en avant la question de leur autonomie de gestion et expriment des réserves sur les nouvelles dispositions.

Une grève générale de 72 heures annoncée

Face à ces désaccords, le FSDT a annoncé une grève générale de 72 heures les 21, 22 et 23 octobre 2026. L’appel concerne les secteurs public, privé et informel, selon les déclarations du front syndical.

Au-delà des nouveaux Codes, les revendications portent également sur le pouvoir d’achat, les retraites, la protection sociale et la réintégration de travailleurs licenciés.

Le FSDT demande aussi l’extension de l’indemnité de logement à certaines catégories d’agents, le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans ainsi que la revalorisation des pensions et des rentes.

Les syndicats réclament par ailleurs la baisse des prix de plusieurs produits et services de première nécessité, notamment les denrées alimentaires, l’eau, l’électricité et les hydrocarbures, ainsi qu’une réduction de la fiscalité sur les salaires.

Le bras de fer entre les autorités et les centrales syndicales se poursuit donc alors que les deux nouveaux Codes sont désormais applicables.

Le FSDT affirme toutefois rester ouvert au dialogue et demande la reprise d’une concertation tripartite entre l’État, les employeurs et les organisations syndicales.


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