L’actuel Premier ministre sénégalais fait l’objet de vives critiques concernant sa posture politique et sa capacité à faire face à la contradiction. Les récentes sorties médiatiques remettent en question la vision démocratique du chef du gouvernement, allant jusqu’à lui suggérer de nouveaux repères institutionnels.
Selon les éléments rapportés par IGFM, le chroniqueur Badara Gadiaga a dressé un portrait sévère d’Ousmane Sonko. Il estime que le chef du gouvernement n’est pas un homme de conviction et qu’il se cherche encore sur l’échiquier politique. Le chroniqueur affirme que le Premier ministre est incapable d’affronter la contradiction dans l’espace démocratique, soulignant qu’il « a peur du débat public », neuf mois après son incarcération.
La critique s’étend à l’adéquation entre le profil du leader de Pastef et les standards politiques du pays. Badara Gadiaga considère que le niveau d’exigence démocratique atteint par le Sénégal dépasse largement l’actuel Premier ministre. Il le qualifie ainsi d’« apprenti dictateur » qui se tromperait à la fois de combat et d’époque. Il est reproché à Ousmane Sonko de s’inspirer de modèles politiques autoritaires, en particulier des partis communistes, pour justifier une vision restrictive des libertés individuelles et collectives. Une approche jugée anachronique et dangereuse pour l’espace civique national.
Face à ce qu’il identifie comme un déficit de repères démocratiques, Badara Gadiaga invite le chef du gouvernement à se tourner vers d’autres figures historiques. Il cite spécifiquement l’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade, le décrivant comme une figure tutélaire dont la trajectoire politique mériterait davantage d’inspiration. Le chroniqueur termine son propos par un constat sur la situation économique et diplomatique du pays, affirmant que « le Sénégal est devenu la risée du monde ».

