Le Sénégal se prépare à livrer une bataille décisive loin des terrains. Après la décision controversée autour de la finale de la CAN, le dossier prend désormais la direction de Lausanne, siège du Tribunal arbitral du sport (TAS), où se jouera l’ultime confrontation entre Dakar et Rabat.
Au sommet de l’État, la riposte s’organise. Le président Bassirou Diomaye Faye a affiché un soutien total à la Fédération sénégalaise de football (FSF), reçue en urgence au Palais de la République à l’issue du Conseil des ministres.
Cette rencontre, marquée par un climat de mobilisation, a débouché sur la mise en place d’une stratégie offensive, mêlant appui financier et engagement diplomatique. L’exécutif s’implique directement, allant jusqu’à encourager le renforcement de l’arsenal juridique avec des figures de premier plan du barreau.
Dans la foulée, rapporte L’Obs, les instances fédérales ont tenu une réunion technique pour affiner leur ligne de défense. Une équipe de six avocats expérimentés, dirigée par Me Seydou Diagne et composée notamment du bâtonnier Me Aly Fall et de Me Moussa Sarr, a été constituée pour porter le recours sénégalais devant le TAS, avec l’objectif clair de contester la décision et de faire valoir les arguments du Sénégal.
Pour crédibiliser davantage son dossier à l’international, la FSF s’appuie également sur une expertise étrangère reconnue. Parmi les profils mobilisés figure le Franco-Suisse Serge Vittoz, spécialiste du droit du sport, déjà impliqué dans une affaire majeure concernant le Sénégal par le passé, et dont l’intervention avait conduit à une décision favorable au pays.
Désormais, tous les regards sont tournés vers Lausanne, où se jouera une bataille juridique à fort enjeu symbolique et sportif. Le Sénégal entend y défendre son titre avec la même détermination affichée sur le terrain.

