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Reddition des comptes : « La crédibilité de Sonko et Diomaye menacée si les poursuites échouent », Fernand Nino Mendy

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Adja Publié le 7 mai 2025 à 14:30
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Reddition des comptes : « La crédibilité de Sonko et Diomaye menacée si les poursuites échouent », Fernand Nino Mendy
Ce jeudi 8 mai, l’Assemblée nationale se réunit pour examiner le cas de plusieurs anciens ministres de la République, accusés de détournement de deniers publics. Le pouvoir en place a enclenché une procédure judiciaire pour assurer la reddition des comptes. Toutefois, il devra aller jusqu’au bout de ces poursuites pour éviter qu’on ne voie dans cette démarche un simple règlement de comptes politiques. C’est en tout cas l’opinion de Fernand Nino Mendy, expert en communication publique et ancien communicant sénior, qui s’exprimait lors d’une interview à la RTS. La levée de l’immunité parlementaire des députés Moustapha Diop et Salimata Diop est-elle un acte politique ou fait-elle partie du fonctionnement normal des institutions ? Fernand Nino Mendy se montre prudent, estimant que bien que l’on puisse percevoir cet acte comme politique, il relève en réalité d’une procédure régulière. Selon lui, les rapports de la Cour des comptes, une fois transmis au président de la République, doivent être envoyés à la justice. C’est ce que le régime actuel a décidé d’accélérer, en saisissant l’Assemblée nationale pour statuer sur le sort des anciens ministres. L’affaire est d’importance, car elle touche des personnalités au statut particulier : les ministres, dont la procédure judiciaire suit un processus plus complexe que pour les fonctionnaires ordinaires. M. Mendy précise que dans ce cadre, la Cour de justice doit intervenir, et que l’immunité parlementaire des accusés doit d’abord être levée avant toute accusation formelle. Ce processus, qui implique la Haute Cour de justice, semble désormais en marche. Cependant, poursuit Fernand Nino Mendy,, bien qu’ils soient présumés innocents, les rapports de la Cour des comptes, qui sont de nature sérieuse et rigoureuse, pèsent lourdement. Il est rare que la Cour des comptes formule des accusations sans fondement, ce qui rend difficile d’imaginer une issue favorable pour les inculpés si des charges sont effectivement retenues. Les arrestations ne semblent donc pas improbables si ces ministres sont formellement inculpés, d’autant plus qu’en matière de détournement de fonds publics, la procédure judiciaire est souvent expéditive. Le procureur général, qui a désormais la mainmise sur ces dossiers, pourrait ordonner des mandats de dépôt, une étape presque systématique dans ce type d’affaires. Pour l’instant, le débat reste ouvert sur la manière dont ce dossier sera géré, mais la crédibilité du régime et celle des accusés sont en jeu. Si ces derniers sont reconnus coupables, le climat politique pourrait s’alourdir, surtout si les accusations sont perçues comme injustes ou partiellement motivées. Il est donc crucial pour le régime de mener cette affaire à son terme, sous peine de perdre toute légitimité sur ces questions sensibles. Fernand Nino Mendy insiste sur le fait que la crédibilité de l’actuel pouvoir dépendra de la transparence et de la rigueur avec lesquelles ces dossiers seront traités. Le ministre de la Justice, pour sa part, a assuré que la justice ne serait pas soumise à des pressions externes, et qu’elle prendra tout le temps nécessaire pour examiner ces affaires. Toutefois, la patience du public semble limitée : dans quatre ans, à la fin du mandat actuel, les attentes seront grandes, et l’absence de résultats pourrait ternir la confiance du peuple sénégalais dans ses institutions. Tags - Reddition des comptescrédibilité Sonko et Diomaye

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