Le durcissement des peines contre l’homosexualité et le recrutement annoncé de 6850 enseignants et agents de la santé en 2026 sont au menu des quotidiens reçus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Des dossiers judiciaires sont en cours, concernant des personnes poursuivies pour actes contre-nature, transmission volontaire du sida, blanchiment de capitaux, etc. Ces enquêtes ravivent le débat sur la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal.
L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement adopté, mercredi, le projet de loi visant à durcir la répression des ”actes contre nature” (expression utilisée pour désigner l’homosexualité dans le Code pénal sénégalais).
”Les députés durcissent la loi”, affiche à la Une Sud Quotidien. ”L’Assemblée nationale, note le journal, a adopté hier mercredi le projet de loi numéro 05 2026 modifiant l’article 319 de la loi numéro 65/60 du 21 juillet 1965 portant code de pénal, marquant, ainsi le passage d’une nouvelle étape”.
Selon la publication ‘’la nouvelle loi apporte entre autres innovations la définition claire des comportements constitutifs d’actes contre nature, la suppression de la référence faite aux actes impudiques dans le texte d’incrimination, le renforcement des sanctions pénales attachées à l’infraction d’acte contre nature’’.
”La loi adoptée après de vifs débats”, dit Le Soleil. ‘’Cent trente-cinq députés ont voté pour cette loi, il y a eu trois abstentions et aucun député n’a voté contre en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Mouhamadou Bamba Cissé”, précise le journal.
”135 pour, 3 abstentions, zéro contre”, souligne Les Echos.
WalfQuotidien écrit que ”l’opposition ultra minoritaire a voté contre, réclamant la criminalisation de l’homosexualité conformément aux engagements du parti Pastef, au pouvoir”.
Selon Le Quotidien, ”l’Assemblée nationale vote la loi sur les actes contre nature sous haute tension”. ”L’examen du projet de loi modifiant l’article 319 du code pénal a donné lieu, ce mercredi, à des échanges électriques au Palais Sowéto. Entre accusations de parrainage des mouvements LGBT, motions préjudiciables et défense morale, le texte a révélé une fracture profonde au sein de la XVe Législature”, écrit la publication.
Le quotidien L’As décèle, de son côté, ”les pièges d’une loi”, soulignant que ”le débat sur la répression des actes conte nature ressurgit avec force dans l’espace sénégalais et l’idée d’un durcissement des sanctions pénales séduit une partie de l’opinion”. ”Mais derrière l’affichage politique, note le journal, plusieurs mécanismes juridiques et procédures pourraient, dans la pratique, atténuer la portée réelle d’une telle réforme”.
”Au-delà de l’affichage politique plusieurs limites techniques et procédurales pourraient réduire l’effectivité d’une telle loi. En cédant à la pression des lobbies, le politique pourrait être tenté d’utiliser le levier procédural pour amollir la portée de la réforme”, ajoute la publication.
Le même journal met en exergue dans son édition du jour l’annonce en Conseil des ministres du gouvernement de recruter 4350 enseignants et 2500 agents de la santé en 2026.
Selon le journal, ”le Premier ministre Ousmane Sonko a rappelé, lors de cette réunion hebdomadaire, l’importance du capital humain dans la vie économique et sociale”. ”Accordant une importance de premier ordre à l’Education et à la Santé, le gouvernement a annoncé 6.850 recrutements dans ces secteurs en 2026”, indique L’As.
”Le gouvernement annonce le recrutement de 6850 agents”, rapporte Sud Quotidien.

