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Revue de presse - L’adoption du texte d’interprétation de la loi d’amnistie, un des sujets en exergue

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Adja Publié le 3 avril 2025 à 12:15
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Revue de presse - L’adoption du texte d’interprétation de la loi d’amnistie, un des sujets en exergue
Les quotidiens parvenus jeudi à l’APS reviennent très largement sur l’adoption, la veille, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi d’interprétation de la loi d’amnistie, en même temps qu’ils mettent à l’honneur les forces armées, à l’occasion de la commémoration, vendredi, du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal. “Les dénonciations, cris d’orfraie, accusations, etc. n’y feront rien. Les députés Pastef, ultra majoritaires, ont voté la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie sans tambours ni trompette”, constate Walfquotidien. Rewmi quotidien précise que 126 députés sur les 165 que compte l’Assemblée nationale ont adopté le texte proposé par le député Amadou Ba, lors d’une plénière qui a duré plus de dix heures et au cours de laquelle la majorité et l’opposition étaient “à couteaux tirés”, rapporte Sud Quotidien. Le journal rappelle que la loi d’amnistie, votée le 13 mars 2024, porte sur des faits susceptibles de qualification criminelle ou correctionnelle commis en rapport avec les manifestations politiques enregistrées au Sénégal de mars 2021 à mars 2024. Dans des propos rapportés par Source A, l’auteur de cette proposition de loi interprétative, le député Amadou Ba du parti Pastef (au pouvoir), précise à nouveau que son texte vise à délimiter le champ d’application de la loi d’amnistie votée sous l’ancien président Macky Sall. “Amnistie 100 interprétations” “Les crimes de sang, les meurtres, les assassinats, les cas de torture, les traitements inhumains et dégradants ne font pas partie de la loi d’amnistie”, a-t-il répété, en réponse aux critiques suscitées par sa proposition de loi. Les tenants actuels du pouvoir, alors dans l’opposition, avaient promis de l’abroger la loi d’amnistie, avant finalement d’opter pour son interprétation, une posture qui divise l’opinion et les acteurs politiques. Ce que traduit Le Quotidien via sa manchette : “Amnistie 100 interprétations”. “Il n’y a plus de doute. La loi interprétative ne prend pas en compte les destructions et pertes de biens matériels”, observe le quotidien Source A, citant l’auteur du texte, le député Amadou Ba, selon qui la proposition de loi adoptée “ne vise que les atteintes graves aux droits de l’homme”. “Ainsi, les auteurs de crimes de sang, de tortures et autres traitements inhumains, cruels ou dégradants se retrouvent en sursis par la volonté du parti Pastef qui a décidé de mettre en lumière sur ces faits mis en cause […]”, ajoute Source A. L’ancien président Macky Sall et son dernier ministre de l’Intérieur Antoine Diome se retrouvent désormais “dans le viseur” de la justice, avec l’adoption de la loi d’interprétation de la loi d’amnistie, selon Walfquotidien. “Maintenant à la justice de traquer les tortionnaires et les assassins !”, s’exclame à ce sujet le quotidien Yoor-Yoor. Ousmane Diagne ne va exercer “la moindre pression sur les magistrats” Plusieurs quotidiens signalent que lors de cette plénière de l’Assemblée nationale, le garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a été “acculé” par des députés affiliés au pouvoir au sujet de “lenteurs” dans les poursuites contre des responsables de l’ancien régime. Le ministre de la Justice a répondu à ces interpellations. “Le temps de la justice exige de la rigueur et non de la précipitation. Nous exercerons notre mission avec professionnalisme et en toute indépendance”, a-t-il dit dans des propos rapportés par le quotidien L’info. Il a ajouté, dans d’autres déclarations relayées par le quotidien Les Echos : “Je n’ai jamais accepté qu’on fasse pression sur moi. Qu’on ne compte pas sur moi pour exercer la moindre pression sur les magistrats du siège”. C’est dire que le ministre de la Justice, comme le fait remarquer le quotidien L’As, “a fermement défendu l’indépendance la justice” lors de cette séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen de la loi d’interprétation de la loi d’amnistie. “Même s’il reconnait qu’il y a des défis structurels”, ajoute le journal, Ousmane Diagne a “rejeté toute ingérence politique dans le travail judiciaire”. Le Soleil évoque bien de la proposition de loi d’Amadou Ba qui a été “adoubée”, mais insiste ensuite surtout sur la commémoration, vendredi, des 65 ans de l’indépendance du Sénégal. “Au front du passé et du présent”, affiche à ce sujet le journal, en parlant des forces armées. loi d’amnistie

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