La livraison de lundi de la presse quotidienne traite de divers sujets portant notamment sur la situation économique du pays, la politique et les réformes institutionnelles.
En visite à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (FIARA), le samedi 11 avril, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, “a défendu une transformation structurelle du secteur primaire articulée autour de la résilience climatique, de la production locale et de la création de valeur”, rapporte le quotidien Le Soleil.
Le journal cite à ce propos le chef de l’Etat, selon lequel les filières agro-pastorales et halieutiques “doivent devenir des piliers de notre souveraineté”. Le président Faye, cité par le quotidien Libération, fait aussi observer, à l’issue de cette visite à la FIARA, que le socle du développement économique du Sénégal “est en train de se constituer de manière solide”.
Le journal Le Quotidien rapporte, pendant ce temps, que les acteurs du secteur du Bâtiment et des travaux publics (BTP) ont organisé, samedi, “une forte mobilisation […] pour interpeller l’Etat sur le paiement de la dette due aux entreprises, la reprise des chantiers à l’arrêt, ainsi que la relance de l’activité de construction”.
“Au-delà des difficultés exposées, ils ont profité de ce cadre de dialogue pour proposer des pistes de solutions”, ajoute la même publication, selon laquelle face à la crise, les BTP “veulent se reconstruire”.
Le quotidien Les Echos annonce une possible hausse des prix des produits pétroliers “dans quelques jours”, citant le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé. Une perspective redoutée des consommateurs mais que semble confirmer L’info, en titrant : “Bamba Cissé prépare les Sénégalais à des lendemains difficiles”.
“Les Sénégalais n’ont pas encore senti de difficultés, mais cela peut arriver dans quelques jours”, a dit le ministre de l’Intérieur, d’après le quotidien L’info, alors qu’au même moment, Tribune soutient que la croissance du Sénégal a reculé de “6,7% en 2025 à 2,6% en 2026”.
“Cette décélération de 4,2% s’explique principalement par la baisse de la contribution du secteur des hydrocarbures”, note le journal, ajoutant que la croissance du pays, hors hydrocarbures et agriculture, “est attendue à 3%, en deçà des 5,5% inscrits dans la Loi de finances initiale (LFI) 2026”.
Sur un tout autre sujet, WalfQuotidien s’intéresse aux “griefs de l’opposition” concernant la proposition de modification du Code électoral du groupe parlementaire de la majorité Pastef-Les Patriotes.
“Gueum sa Bopp, l’APR et d’autres partis de l’opposition rejettent catégoriquement la proposition de loi visant à faire sauter les verrous des articles L.29 et L.30. L’opposition y voit une ‘loi sur mesure pour Ousmane Sonko’”.
S’agissant du “retard” noté dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles, l’ancien ministre Mamadou Ndoye, interrogé par Sud Quotidien, alerte, en déclarant : “Sans rupture, le Sénégal risque de replonger”.

