2 avril 2024-2 avril 2025. Un an depuis l’entrée en fonction du chef de l’État. Et ce jeudi 3 avril, à la veille de la fête de l’indépendance du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a fait le point. «Voilà un an déjà que nous avons entrepris de transformer profondément notre pays, en dressant avec rigueur et lucidité un diagnostic sans complaisance de la situation économique. Même si la situation actuelle révèle des défis encore plus grands que nous devrons relever, le devoir de vérité constitue le socle de la rupture systémique que nous avons engagée avec détermination et responsabilité », a-t-il d’emblée affirmé.
Toutefois, il avance que «d’ores et déjà, le gouvernement s’est résolument engagé dans un vaste chantier de réformes ». Elles visent, rappelle-t-il, l’optimisation des finances locales, une politique budgétaire transparente, la rationalisation des dépenses et la gestion efficiente de la dette, pour préserver la viabilité des finances publiques. D’importants efforts ont été consentis pour apurer, pour une période de quatre années, les arriérés dus aux opérateurs agréés pour les semences et les matériels agricoles pour plus de 80 milliards de francs CFA. Sur un montant de 113 milliards constatés à la fin 2024, une somme de 70 milliards a été décaissée à la fin du mois mars 2025 », a-t-il indiqué lors de son discours.
« Il en est de même du secteur des BTP, où des paiements sur arriérés de 62,08 milliards ont été effectués et un montant de 66,7 milliards est prévu dans la LFI 2025. Enfin, l’apurement des rappels, loin d’être exhaustif, a atteint les 19,53 milliards F CFA, à la fin du mois de mars 2025, pour un effectif bénéficiaire de 9 479 enseignants. Il s’y ajoute des mises en solde concernant 1 198 maîtres et professeurs contractuels pour un impact budgétaire annuel de 5,79 milliards F CFA », a-t-il listé également.
«Ces baisses, comme je l’avais annoncé récemment, se poursuivront, par la grâce de Dieu »
Par ailleurs, le président de la République souligne que pour renforcer et soutenir activement l’autonomisation économique des femmes, la phase 2 du programme PAVIE de la DER, avec une dotation d’un montant de 107 milliards F CFA, sera lancée dans les prochains jours. « Elle sera couplée à un vaste programme innovant de 3 000 fermes intégrées sur une superficie de 15 000 ha répartis sur l’ensemble du territoire, associant agriculture et élevage », dit-il.
Avant de continuer : «Ainsi, dès cette année 2025, nous lancerons le programme innovant des coopératives agricoles communautaires, structures destinées à renforcer les capacités de production des agriculteurs et éleveurs, notamment des jeunes et des femmes, et à favoriser leur accès aux marchés. Ces avancées réalisées malgré les contraintes budgétaires sont le socle de perspectives ambitieuses. »
Dans un autre registre, il a indiqué que dans ce contexte marqué par la rareté des ressources, seule la discipline budgétaire, qui n’est pas négociable, «nous permet d’engager avec confiance le redressement indispensable de nos comptes publics ».
«Le basculement intégral très prochain dans le Système intégré de gestion de l’information financière permettra également de renforcer l’intégrité des opérations budgétaires et financières, et le suivi strict du patrimoine de l’État. Cette stratégie se traduit par nos efforts constants pour alléger concrètement le coût de la vie, avec la baisse continue des prix des denrées essentielles, tout en préservant la qualité de vie des Sénégalais en matière de santé et d’environnement. Ces baisses, comme je l’avais annoncé récemment, se poursuivront, par la grâce de Dieu », croit-il.
Il espère tout de même qu’avec «l’entrée récente de notre pays dans l’ère de la production pétrolière et gazière, nous veillerons à ce que ces ressources stratégiques soient exploitées dans la transparence et le respect absolu de l’environnement, au bénéfice du peuple sénégalais ».