Les journaux du week-end reçus à l’APS traitent en priorité des questions politiques relativement au passage en seconde lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi modifiant des dispositions du Code électoral sur demande du Président de la République.
Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a saisi l’Assemblée nationale pour une seconde lecture de la loi modifiant la loi n⁰ 2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral notamment en ses articles 29 et 30.
Dans la foulée de cette saisine, les députés de l’Assemblée nationale sont convoqués ce samedi, à partir de 9 heures, en plénière en vue d’examiner en seconde lecture cette proposition de loi.
‘’Le texte repasse à l’Assemblée nationale’’, porte en manchette le journal Le Soleil qui explique ‘’qu’après avoir constaté deux versions du document, le chef de l’Etat a saisi l’Assemblée nationale pour une seconde lecture’’.
‘’Dans le délais fixé pour la promulgation, le Président de la République peut, par un message motivé, demander à l’Assemblée nationale une nouvelle délibération qui ne peut être refusée’’, rapporte Le Soleil citant Malick Ndiaye, président de l’institution parlementaire.
Cette demande présidentielle en seconde lecture est considérée par Walfadjri comme un ‘’croc-en-jambe du président Diomaye à Pastef, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale, initiateur de cette proposition de loi modifiant le Code électoral.
‘’Le chef de l’Etat et son Premier ministre Ousmane Sonko viennent de franchir la ligne rouge dans leurs divergences politiques. Le point de non-retour qui risque de conduire à la séparation définitive, a été atteint avec la demande d’une seconde lecture de la loi portant modification du Code électoral, notamment en ses articles L.29 et L.30’’, commente Walfadjri, faisant état de ‘’summum d’un désaccord’’.
Pour le journal L’As cette seconde lecture est en train de ‘’cristalliser la tension’’. Pour la publication le président Bassirou Diomaye Faye continue ‘’d’embarrasser’’ la majorité parlementaire.
‘’Rarement une réforme électorale n’aura suscité autant de polémiques. En exigeant une seconde lecture de la loi portant modification du Code électoral, le président de la République a choisi de temporiser plutôt que de cautionner un texte entaché de confusion’’, écrit le journal L’As.
L’Observateur qui parle d’un ‘’imbroglio politico-juridique au tour de deux versions d’un même texte de loi’’, revient sur les possibilités qui s’offrent au président Bassirou Diomaye Faye.
‘’Il y aura une guerre de positionnement (…) le président de la République en tant qu’homme politique, v tout faire pour que les 99 députés nécessaires pour adopter cette majorité ne soient pas réunis. Pastef va aussi tout faire pour réunir les 99 députés. Il y aura des lobbies et des négociations’’, a prédit l’ancien député Theodore Chérif Monteil dans les colonnes de l’Observateur.
‘’Une loi, deux versions, un blocage’’, résume le journal Sud Quotidien qui rappelle que le texte de loi avait été adopté en première instance le 28 avril dernier par une large majorité parlementaire avec 120 voix favorables contre 11 votes et quelques abstentions.

