Le samedi 9 mai, la coalition « Diomaye Président » a rassemblé des militants et sympathisants à Mbour, fief du président Bassirou Diomaye Faye, pour lui rendre hommage deux ans après son accession au pouvoir. Ce rassemblement est perçu comme un test politique, alors que des tensions persistent au sein du Pastef, le parti dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko (Timbuktu-institute).
Des appels à un second mandat malgré les fractures internes
Le ministre du Commerce, venu participer à la rencontre, a déclaré : « Je n’ai jamais vu, en deux ans, autant de résultats… Nous tenons à vous dire que la coalition « Diomaye-président » est un levier pour bâtir ce Sénégal. C’est pourquoi, en 2029, le président doit demander un autre mandat de cinq ans. » Il affiche clairement son soutien à une réélection, malgré les tensions qui agitent le parti.
Ces tensions se sont matérialisées par des licenciements récents de personnalités proches d’Ousmane Sonko, notamment celui d’Ousseynou Ly, ex-porte-parole de la présidence. Certains militants parlent d’une tentative de « dépastefisation » du pouvoir. La nomination de Me Abdoulaye Tine, avocat membre de la coalition présidentielle, pour remplacer M. Ly, est vue comme un signe de rééquilibrage politique.
Interrogé sur sa relation avec son Premier ministre, le président Faye a déclaré : « Tant qu’il est Premier ministre, c’est qu’il bénéficie de ma confiance. Le jour où cette confiance n’existera plus, je nommerai un autre Premier ministre. » Cette déclaration a frustré plusieurs militants, qui sont descendus dans la rue.
Sécurité régionale : Dakar plaide pour une coordination face au terrorisme
Sur le plan sécuritaire, la situation au Mali inquiète le Sénégal. Le président Faye estime que « tout ce qui touche le Mali nous concerne directement » et appelle à renforcer la coopération par l’échange de renseignements et des patrouilles conjointes. Il invite les pays de la CEDEAO à une action coordonnée. Le chercheur Bakary Sambe, président du Timbuktu Institute, préconise une approche holistique impliquant l’UA, la CEDEAO, l’Algérie et la Mauritanie (Timbuktu-institute).

