L’enquête sur la mort de Marie Diouf, la fille de 13 ans dont le corps sans vie a été retrouvé dans un bâtiment abandonné à Warang, a atteint un tournant. La brigade de recherches de Mbour, qui s’en charge, a arrêté deux suspects. Ils ont été placés en garde à vue pour viol et assassinat.
«Le premier n’est personne d’autre que le gérant de la boutique où la jeune fille avait été envoyée acheter du thé, rapporte Libération. Il est complètement accablé par un faisceau d’éléments à charge qui établissent que Marie Diouf a été violée et tuée dans la boutique.»
Le second suspect est un «jakartaman», informe le journal. Il a été piégé par un mensonge relevé dans son témoignage, servi au moment où la disparition de la victime a été constatée et que les recherches étaient lancées. Il avait déclaré avoir vu Marie Diouf entrer et sortir plus tard de la boutique alors que les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’adolescente n’est pas ressortie vivante du commerce.
Pire, souligne Libération, le «jamartaman» avait ajouté qu’il n’a pas trainé aux abords de la boutique «or, les réquisitions téléphoniques ont établi qu’il est resté plus longtemps que dit sur les lieux, et qu’il y est même revenu».
«Pour les gendarmes, le duo est fortement impliqué. Reste à savoir le niveau d’implication de chacun», signale le quotidien d’information, soufflant que les deux hommes n’ont pas encore reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Marie Diouf a été envoyée à la boutique pour du thé par son oncle. Elle sera retrouvée le lendemain morte dans un bâtiment abandonné. Les constatations sur la dépouille, qui portait des traces de blessures et de sperme, selon Libération, laissent croire que la victime a été violée puis tuée.
