O. Kâ, 22 ans, a été placé en garde à vue au commissariat de Grand-Yoff. Il est l’objet d’une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui par administration de substances nuisibles, corruption de mineur et actes contre-nature. Il devrait être déféré au parquet ce mardi matin.
La victime présumée de O. Kâ se nomme F. Mb, un garçon de 10 ans. Selon sa mère, M. D. S, ce dernier était depuis plus de deux ans l’objet sexuel du suspect. Ses troubles de comportement, ponctués de fugues répétées, seraient donc le résultat de l’influence nocive du mis en cause, déduit la plaignante. Son enfant le lui a confirmé lors d’une grande confession, obtenue au forceps après qu’elle a remarqué les perturbations du garçon.
L’histoire, rapportée par L’Observateur, dans son édition de ce mardi, est révoltante. Le journal informe que l’enfant a confié à sa mère qu’il a croisé fortuitement O. Kâ un jour, aux abords du terrain de football de la Zone de Captage.
Ce dernier, narre-t-il, l’invitait souvent chez lui et l’entraînait parfois à l’intérieur du centre Talibou Dabo, situé non loin du lieu de leur rencontre. Il lui faisait consommer du chanvre indien avant d’entretenir avec lui des relations intimes. «Pour acheter le silence de l’enfant, l’individu lui offrait à chaque fois 50 francs CFA ou du pain-thon», relate L’Observateur.
L’affaire éclate le 18 avril dernier. Au retour d’une nouvelle fugue, F. Mb, acculé de questions, décide de conduire ses parents au domicile du mis en cause. Les éléments de la brigade de recherches du commissariat de Grand-Yoff étaient en première ligne. «La descente a permis d’identifier le suspect sous le nom de O. Kâ, domicilié à la Zone de Captage», renseigne le quotidien d’information du Groupe futurs médias.
Conduit à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, la victime présumée est soumise à une consultation dont les conclusions sont sans appel : «le garçon présente des traces de violences récentes compatibles avec une pénétration anale possible». Face aux enquêteurs, O. Kâ a contesté les faits qui lui sont reprochés, allant jusqu’à nier connaître F. Mb qui, pourtant, l’a formellement identifié. Il devra se montrer convaincant face au procureur.
