Khadija Mahécor Diouf a relancé le débat sur les réformes électorales au Sénégal, un chantier que le gouvernement du Premier Ministre Ousmane Sonko a annoncé vouloir moderniser. Dans une vidéo largement partagée, elle a formulé les deux questions essentielles qu’elle poserait à Ousmane Sonko si elle était députée à l’Assemblée Nationale.
La première interrogation de Khadija Mahécor Diouf porte sur la volonté du gouvernement de procéder « sans délai » à une modification de l’article L57 du Code électoral. Elle propose spécifiquement de supprimer le mot « électeur » dans l’article, une formulation qui, selon elle, entretient des ambiguïtés et ouvre la voie à des interprétations restrictives dans l’application de la loi.
Elle appelle également à la suppression des articles L29 et L30, qui définissent notamment les cas d’incapacité électorale ou les modalités de radiation des listes, des articles qui sont souvent au cœur des controverses liées à l’éligibilité de certains candidats.
Sa deuxième question concerne une réforme plus large visant à garantir l’accès au vote : « Le Premier ministre est-il prêt à modifier le Code électoral afin de rendre l’inscription sur les listes électorales automatique ? »
Cette proposition vise à garantir que tout citoyen disposant de documents d’état civil valides soit de fait, inscrit sur les listes sans avoir à accomplir de démarches supplémentaires. Pour Khadija Mahécor Diouf, une telle mesure renforcerait la participation démocratique, mettrait fin aux complications administratives, et réduirait les risques d’exclusion de certains électeurs, notamment les jeunes et les populations rurales.
